Le compte à rebours affichait 107 jours avant l’entrée en lice des joueurs au SoFi Stadium de Los Angeles. Mais depuis ce week-end, la logistique sportive a cédé le pas à l’urgence géopolitique. Alors que les préparatifs pour la Coupe du Monde 2026 entraient dans leur phase finale, une déclaration officielle venue de Téhéran vient de placer l’instance dirigeante du football mondial face à une crise majeure.
Selon les informations rapportées par notre source Complete Sports, la participation de l’Iran au prochain Mondial, organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, est désormais hautement compromise. Cette remise en question fait suite à une escalade militaire dramatique survenue samedi, marquée par des frappes aériennes américaines et israéliennes ciblant plusieurs villes iraniennes, dont la capitale, et ayant entraîné la mort du Guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei.
**Une participation jugée « peu probable »**
C’est Mehdi Taj, le président de la Fédération iranienne de football, qui a exprimé la position de son instance. S’exprimant sur la chaîne de télévision locale « Tehran », le dirigeant n’a pas usé de détour diplomatique pour lier les événements militaires au calendrier sportif. « Avec ce qui s’est passé aujourd’hui et cette attaque des États-Unis, il est peu probable que nous puissions attendre la coupe », a-t-il déclaré, selon des propos relayés par Marca.
Si la décision finale n’est pas encore actée, Mehdi Taj a précisé que la responsabilité incombait désormais aux « chefs sportifs ». Cette sortie médiatique intervient alors que le tirage au sort avait placé l’Iran dans une configuration particulièrement sensible : en cas de deuxième place dans leurs groupes respectifs, l’Iran et les États-Unis pourraient se retrouver face à face le 3 juillet à Dallas. Un scénario que le contexte actuel rend presque impossible à envisager sereinement.
**La FIFA en position d’attente**
Du côté de la FIFA, la réaction se veut pour l’instant prudente, bien que l’inquiétude soit palpable en coulisses. Mattias Grafstrom, le secrétaire général de l’instance, présent à une réunion de l’IFAB au Pays de Galles, a botté en touche tout en confirmant suivre la situation de près.
« J’ai lu les nouvelles comme vous ce matin. Nous avons eu une réunion aujourd’hui et il serait prématuré de commenter cela en détail », a-t-il indiqué. L’objectif affiché reste de maintenir un tournoi sécurisé pour « tous les participants », mais l’équation sécuritaire et diplomatique vient de se complexifier considérablement pour les organisateurs, à quelques mois du match d’ouverture de l’Iran prévu contre la Nouvelle-Zélande.
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