Accusé de manque de respect envers les forces de l’ordre, l’arrière des Lions décrit la situation d’urgence qui a transformé sa sortie de stade en confrontation physique

Au cœur d’une controverse depuis la fin de la dernière rencontre de l’équipe nationale, Jean Jacques Boissy a décidé de briser le silence. Alors que des rumeurs faisaient état d’un comportement irrespectueux envers les forces de l’ordre, l’arrière sénégalais a tenu à livrer sa version des faits, décrivant un enchaînement d’événements bien éloigné de l’image d’un joueur indiscipliné.

L’incident, survenu dans la confusion d’une sortie de stade bondé, ne relèverait pas d’un caprice de star, mais d’une réaction face à une situation familiale tendue. Dans une déclaration relayée par nos confrères de Wiw Sport, l’international sénégalais pose d’abord le cadre : fils de militaire ayant grandi au camp Leclerc, il réfute catégoriquement tout manque de considération envers l’uniforme. « Dire que j’ai manqué de respect aux forces de l’ordre, c’est vraiment mal me connaître », insiste-t-il.

**Une mère volée et une sœur en pleurs**

Pour comprendre l’altercation, il faut remonter à l’origine de la tension. Selon le récit du joueur, tout part d’un vol dont a été victime sa mère dans l’enceinte du stade. Alors qu’elle attendait à la porte que son époux tente de retrouver le téléphone dérobé, la situation s’est envenimée avec le service d’ordre.

En rejoignant sa famille, Jean Jacques Boissy découvre sa petite sœur en larmes. Cette dernière lui explique qu’un agent aurait hurlé sur leur mère pour la faire dégager, sans prendre en compte le contexte du vol. C’est cette détresse qui pousse le joueur à intervenir. Il assure avoir demandé « respectueusement » à l’agent si une telle agressivité verbale était nécessaire envers une personne âgée.

**L’escalade physique et la sécurisation des biens**

C’est à cet instant que la situation aurait dérapé. D’après le témoignage du joueur, la réponse de l’agent a été immédiate et virulente : « Et si c’était le cas ? C’est toi qui vas régler ça ? Pour qui te prends-tu ? » Alors que Boissy tente de calmer le jeu en rappelant qu’il ne cherche pas la dispute, un second policier intervient de manière plus physique.

Le récit décrit une scène de chaos où l’arrière des Lions se fait agripper par le t-shirt et les cheveux. Au milieu d’une foule grandissante, le joueur sent des mains fouiller ses poches. Paradoxalement, c’est vers un policier qu’il se tourne pour sa sécurité. Il confie ses téléphones à un agent qui, depuis le début, tentait d’apaiser ses collègues.

L’incident s’est finalement clos grâce à l’intervention de gradés compréhensifs qui ont escorté le joueur vers le bus de l’équipe. Si Jean Jacques Boissy affirme aujourd’hui « pardonner », il refuse que son image soit ternie par une version tronquée des faits.

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