« On passe pour des idiots ». La phrase du ministre des Sports Gayton Mackenzie résume le malaise autour de l’équipe d’Afrique du Sud. Les Bafana Bafana ont dû repousser leur vol charter pour le Mexique, où ils devaient lancer en début de semaine leur camp d’entraînement avant leur entrée dans la Coupe du monde 2026 face au Mexique, programmée le 11 juin. La Fédération sud-africaine de football (Safa) a évoqué des difficultés liées aux visas de certains joueurs et officiels.
Le décalage est net. L’Afrique du Sud devait entamer sa préparation, mais une partie de la délégation n’avait pas encore ses documents. Dans le détail rapporté par Yahoo, au moins 20 visas, concernant surtout des joueurs, étaient encore en cours de traitement au consulat des États-Unis dimanche 31 mai, selon la chaîne publique SABC. La Safa a expliqué travailler « sans relâche » pour débloquer la situation.
Ce contretemps a provoqué une réaction politique immédiate. Sur X, Gayton Mackenzie a dénoncé un « fiasco » qu’il juge « embarrassant » pour la fédération, en réclamant des explications et des sanctions. Ce nouvel épisode intervient alors qu’un autre problème administratif avait déjà fragilisé le parcours des Sud-Africains pendant les éliminatoires. Un joueur avait disputé un match qualificatif alors qu’il devait être suspendu après deux cartons jaunes. La sanction de la FIFA avait coûté trois points à l’Afrique du Sud.
Malgré cette pénalité, les Bafana Bafana avaient tout de même terminé en tête du groupe C des éliminatoires de la zone Afrique avec 18 points, devant le Nigeria et le Bénin, tous deux à 17 points. L’équipe dirigée par Hugo Broos devait finalement pouvoir décoller lundi 1er juin dans la matinée vers l’Amérique. La situation se serait améliorée : seuls quatre membres du staff attendaient encore leur visa, à savoir l’entraîneur adjoint, le médecin, le responsable de la sécurité et un analyste.

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