L’atmosphère s’est considérablement tendue autour de Naturena. Alors que les Kaizer Chiefs tentent de digérer leur élimination précoce en Coupe de la Confédération de la CAF, la pression médiatique s’accentue sur le staff technique. Une tension qui a fini par éclater au grand jour lors de la dernière conférence de presse, où le co-entraîneur a choisi une ligne de défense pour le moins offensive face aux interrogations sur le rendement de ses attaquants.
Le contexte comptable pèse lourd dans les esprits. Avec une moyenne d’à peine un but par match sur leurs dernières sorties et un total de 35 réalisations en 27 rencontres toutes compétitions confondues cette saison, les *Amakhosi* peinent à concrétiser leur domination. Une statistique qui, au lendemain de la défaite contre Al Masry le jour de la Saint-Valentin, est revenue sur la table avec insistance.
Interrogé sur les remèdes à apporter pour soigner cette inefficacité chronique, Khalil Ben Youssef a d’abord tenté de rappeler la complexité du métier, avant de laisser percer son irritation. Selon les propos rapportés par notre source *Sportswire*, le technicien n’a pas goûté la simplification faite par les observateurs : « Oui, c’est notre travail. Pensiez-vous qu’être entraîneur de football est un métier facile ? Si c’était facile, n’importe qui pourrait avoir ce poste, n’importe quelle équipe pourrait marquer et gagner. »
Le co-entraîneur des Chiefs a insisté sur le fait que la création d’occasions restait la priorité et que le plan de jeu fonctionnait jusqu’au dernier geste. « Pour nous, le plus important est la performance de l’équipe. Quand vous performez, vous créez des opportunités », a-t-il argumenté, soulignant que la partie tactique s’arrête là où commence le réalisme des joueurs.
Mais c’est face à la relance sur les solutions concrètes que Ben Youssef a fini par briser la distance professionnelle habituelle, invitant ironiquement les journalistes à prendre sa place. « Si c’est comme vous le dites, que c’est juste notre travail, alors ce n’est pas si simple », a-t-il lancé avant d’adresser cette requête inattendue à son auditoire : « Si vous avez une autre solution, conseillez-nous. Il y a une autre solution ? Que pouvez-vous faire ? Si vous créez une occasion et que vous la manquez, que pouvez-vous faire ? »
Cette sortie médiatique illustre la nervosité ambiante avant la réception cruciale de Stellenbosch FC au FNB Stadium ce mardi. Le staff technique, à court d’arguments verbaux, sait que seule une réponse sur le terrain pourra désormais clore ce débat.


0 Commentaires
Soyez le premier à commenter cet article.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.