Algérie au Mondial 2026 : les 7 000 Algériens de Kansas City sortent de l’ombre

Plus de 7 000 Algériens vivent dans la région de Kansas City. Longtemps peu visibles, ils ont profité du Mondial 2026 pour se montrer autour des Fennecs, alors même que l’équipe d’Algérie a connu un début compliqué face à l’Argentine à l’Arrowhead Stadium.

Dans cette zone du Midwest américain, Olathe et Lawrence se sont imposées comme deux points de ralliement. Au Golden Café d’Olathe, Arezki a suivi la rencontre en silence derrière son comptoir. Il raconte qu’après ce revers, personne n’a vraiment parlé : il a fallu continuer à servir. Mais la mobilisation n’est pas retombée, avec déjà une attente forte autour du troisième match de la phase de groupes, également prévu à Kansas City contre l’Autriche.

Le Mondial rend visible une communauté installée de longue date

Le contraste est fort. D’un côté, l’Algérie a subi une soirée difficile dans un stade largement acquis à l’Argentine ; de l’autre, la présence des Verts a donné une exposition inédite à une immigration surtout composée d’ingénieurs, de médecins, de chercheurs, d’informaticiens et d’étudiants. Le quotidien Jeune-independant rapporte que cette communauté s’est développée rapidement dans la région, portée par un marché du travail jugé accueillant et par un coût de la vie plus bas que sur les grandes côtes américaines.

Arezki, originaire de Kabylie, vit à Kansas City depuis quinze ans. D’abord passé par le bâtiment, il a ensuite ouvert son café avec son épouse. Depuis l’installation des Verts à Lawrence, son établissement est devenu un lieu de rassemblement pour des supporteurs venus aussi du Missouri, du Colorado et même de Californie. Un autre membre de la communauté, Hilal, installé depuis 2013, résume cette évolution en expliquant qu’à son arrivée, il n’y avait qu’une dizaine d’Algériens à Kansas City.

Cette dynamique se voit aussi au Kanza Mediterranean Market d’Olathe, où les produits du pays attirent davantage de clients depuis l’arrivée de la sélection algérienne. À Lawrence, choisie par la FAF comme camp de base, une séance d’entraînement ouverte au public a réuni plus de 2 000 personnes, avec distribution d’écharpes algériennes. Avant le début, la fanfare de l’Université du Kansas a interprété Kassaman. Le reportage cite aussi Massi Saber, originaire de Tizi Ouzou, venu d’abord pour étudier à l’Université du Kansas avant de trouver un emploi à Kansas City.

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