Chérif Oudjani a livré une analyse directe du début de tournoi de l’Algérie. L’ancien buteur de la finale de la CAN 1990 estime que les Fennecs ont manqué de justesse mentale face à l’Argentine. Pour lui, l’équipe a surtout payé un excès de respect devant le champion du monde et devant Lionel Messi.
L’ex-attaquant algérien, aujourd’hui adjoint au maire aux sports à Lens et recruteur pour Newcastle, dit avoir été « un peu déçu ». Il explique que ce type de rencontre se prépare aussi dans les têtes. Selon lui, certains joueurs ont pu être inhibés par le statut de l’adversaire. Il évoque aussi un fait de jeu autour de Messi. À ses yeux, un autre joueur aurait pu être exclu sur cette action, ce qui aurait changé l’équilibre du match. La VAR, c’est l’assistance vidéo à l’arbitrage, utilisée pour revoir certaines décisions importantes.
Une réaction attendue contre la Jordanie
Dans son échange avec Africafoot, Oudjani refuse pourtant de s’attarder sur les cas individuels. Il dit regarder la prestation de manière collective. Il ne veut pas opposer les joueurs entre eux, rappelant que tous portent le même maillot. Son constat est simple : le match a été raté, mais l’Algérie a encore une possibilité de se relancer avec la prochaine rencontre contre la Jordanie, qu’il considère comme un adversaire à la portée des Fennecs.
Oudjani insiste sur la dimension psychologique. Il explique que les grandes équipes savent répondre après un revers. Pour illustrer son propos, il cite Kylian Mbappé, capable selon lui de répondre aux critiques sur le terrain. Il rappelle aussi l’exemple de l’Argentine en 2022, battue lors de son premier match de Coupe du monde avant de corriger ensuite sa dynamique. À ses yeux, l’Algérie se trouve dans une situation comparable : un accident peut arriver, mais pas une deuxième contre-performance.
Sur le plan technique, l’ancien international pense que la sélection algérienne possède des arguments. Il cite des joueurs qui évoluent dans de grands clubs européens, notamment à Dortmund, à City et à Marseille, ainsi que Riyad Mahrez, présenté comme Ballon d’Or africain. Mais il pose une limite claire : la valeur sur le papier ne suffit pas. Pour lui, l’équipe est désormais au pied du mur et doit transformer son potentiel en actes lors du rendez-vous face à la Jordanie.

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