Pourquoi Vladimir Petkovic est-il toujours à la tête de l’équipe d’Algérie alors que son départ semblait acquis après l’élimination des Verts au Mondial 2026 ? La Fédération algérienne de football n’a pas tranché. Réuni samedi, son Bureau fédéral a décidé de confier l’examen du dossier à une commission technique, sans fixer de délai. Une décision qui prolonge l’incertitude autour du sélectionneur suisse, alors que les éliminatoires de la CAN 2027 doivent débuter en septembre prochain pour l’Algérie, versée dans le groupe I avec la Zambie, le Togo et le Burundi.
Le point de bascule viendrait des heures qui ont suivi l’élimination face à la Suisse. Un accord pour une séparation à l’amiable avait d’abord circulé, avant qu’aucune annonce officielle ne suive. Puis la radio nationale a indiqué vendredi que rien n’était encore décidé. Samedi, la télévision algérienne a confirmé que le Bureau fédéral renvoyait le cas du sélectionneur à une commission chargée d’évaluer son travail. Dans ce dossier, Tsa-algerie rapporte aussi, en s’appuyant sur El Khabar, que Walid Sadi aurait expliqué aux membres du Bureau fédéral que Petkovic était d’abord prêt à partir, avant de changer de position une fois rentré en Suisse.
Selon ces mêmes révélations, le technicien helvétique aurait finalement décidé de rester après les accusations relayées contre lui sur les réseaux sociaux algériens. Il estimerait avoir rempli les objectifs qui lui avaient été assignés. Walid Sadi aurait d’ailleurs reconnu devant les membres du Bureau fédéral que le sélectionneur les avait atteints, voire dépassés : atteindre les huitièmes de finale de la CAN 2025 et qualifier l’Algérie pour le Mondial 2026. La question financière pèse aussi. En cas de rupture, la FAF devrait, toujours selon les informations relayées, assumer le reste d’un contrat prolongé début juin et courant jusqu’en juillet 2028, soit 24 mois à 160.000 euros mensuels.
Et maintenant ? Walid Sadi a choisi de laisser la décision finale à une commission issue de la DTN, estimant que ni lui ni le Bureau fédéral ne disposaient des compétences pour juger techniquement le travail du staff. Un point semble toutefois faire consensus : la nécessité d’intégrer un adjoint local, en l’occurrence un ancien international algérien. En parallèle, le cas du staff reste exposé. Foot Mercato a ainsi ajouté un nouvel élément en affirmant que l’adjoint Davide Morandi a encore tendu la situation en apparaissant sur une télévision suisse pour soutenir la Nati lors de son quart de finale perdu contre l’Argentine.

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