Algérie : Nasser Sandjak demande des explications de Walid Sadi sur le cas Petkovic

En Algérie, l’avenir de Vladimir Petkovic reste flou après l’élimination des Fennecs en 16e de finale de la Coupe du monde 2026 face à la Suisse.

Le sélectionneur bosno-suisse, sous contrat jusqu’en 2028, aborde une séquence tendue. Une réunion doit se tenir jeudi au siège de la FAF, à Sidi Moussa, à l’initiative de Walid Sadi, avec la participation annoncée de techniciens algériens pour discuter de sa situation. Petkovic avait vu son contrat prolongé de deux ans avant le Mondial, avec une hausse de salaire, de 135 000 à 160 000 euros mensuels, selon des informations rapportées par Afrik-foot.

Nasser Sandjak, ancien sélectionneur de l’Algérie, dit observer un rejet grandissant autour du technicien. Il évoque une défiance des supporters envers certains choix de liste pour le Mondial, notamment l’absence de Baghdad Bounedjah, mais aussi des interrogations tactiques, comme l’utilisation de Maza en pointe alors qu’il le présente comme un numéro 10. Sandjak estime aussi que la relation entre le sélectionneur et ses joueurs paraît distante, avec un manque de communication sur les consignes.

L’ancien coach de la JS Kabylie et du MO Bejaïa ne limite toutefois pas les difficultés des Fennecs à Petkovic. Il juge que l’équipe nationale se situe à un niveau “moyen-plus” et rappelle les défaites contre le Nigeria lors de la CAN, puis contre l’Argentine et la Suisse, pour illustrer les limites de la sélection face aux adversaires les plus solides. Il ajoute que plusieurs retraites internationales se profilent, dont celle de Riyad Mahrez, même s’il estime que l’ailier algérien pouvait encore accompagner la transition pendant un an.

Pour la suite, Sandjak considère qu’en cas de départ de Petkovic, la fédération devrait viser un entraîneur expérimenté, de préférence étranger, avec une connaissance du football africain et un profil de formateur. Il dit en revanche ne pas avoir de nom précis à proposer. Il se montre enfin critique envers Walid Sadi, président de la FAF et ministre des Sports, dont il regrette la discrétion depuis l’élimination, estimant qu’il devrait s’exprimer publiquement pour expliquer la situation.

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