Algérie ou France : Samir Nasri explique ce qui aurait pu changer son choix

Entre le Samir Nasri des débuts et l’image actuelle de la sélection algérienne, l’écart est net. L’ancien international français a affirmé qu’il ne s’était pas réellement posé la question de représenter l’Algérie lorsqu’il a commencé sa carrière professionnelle, même s’il reconnaît aujourd’hui que le contexte n’était pas le même.

L’ex-meneur de jeu, passé notamment par l’Olympique de Marseille et Manchester City, a replongé dans cette période en expliquant que son regard s’était formé très tôt. Au moment de ses débuts à Marseille, il dit avoir échangé avec Brahim Hemdani, qui lui aurait alors décrit une sélection algérienne en difficulté sur le plan de l’organisation. Des propos relayés par Lagazettedufennec, Nasri situe cette discussion en 2004, à une époque où, selon lui, l’équipe nationale algérienne n’avait pas encore le statut qu’elle a acquis plus tard.

Son propos marque toutefois une nuance importante. S’il dit ne rien regretter sur le fait de ne pas avoir joué pour l’Algérie, il ajoute qu’avec l’évolution de la sélection après le passage de Vahid Halilhodzic, la réflexion aurait pu être différente. Autrement dit, l’Algérie d’aujourd’hui aurait davantage compté dans sa balance personnelle qu’au moment de son émergence chez les professionnels.

Nasri a aussi élargi le débat au cas des binationaux franco-algériens. Fort de son expérience avec l’équipe de France, qu’il a représentée entre 2007 et 2013 avec 41 sélections d’après les éléments diffusés sur pic.twitter.com, il a évoqué une relation parfois compliquée entre certains joueurs binationaux et les Bleus. Dans cette logique, il a cité les cas de Maghnes Akliouche et Rayan Cherki, retenus par Didier Deschamps pour la Coupe du monde 2026, en estimant qu’un joueur placé aujourd’hui devant le choix France-Algérie pouvait légitimement se poser davantage de questions.

Pour le football algérien, cette prise de parole relance un sujet récurrent : l’attractivité de la sélection auprès des profils binationaux. Elle montre aussi combien l’image, la stabilité et la reconnaissance d’une équipe nationale peuvent peser dans une décision de carrière, bien au-delà du seul attachement d’origine.

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