« L’absence de Zidane est due aux performances qu’il a réalisées lors des deux premiers matches. J’ai estimé que Benbot méritait de jouer aujourd’hui. » À quelques heures du seizième de finale contre la Suisse, l’Algérie n’a toujours pas de hiérarchie stabilisée dans le but.
Le débat oppose Luca Zidane, utilisé lors des deux premières rencontres, Oussama Benbot, titularisé lors du troisième match de groupes, et désormais Melvin Mastil, troisième gardien des Fennecs, qui évolue au Stade Nyonnais en deuxième division suisse. Aucun des profils n’a vraiment verrouillé sa place. Le nul contre l’Autriche (3-3) a relancé la question, avec les mots directs de Vladimir Petkovic après la rencontre, rapportés dans les colonnes de L’Équipe.
Cette incertitude renvoie à un chantier plus large pour la sélection algérienne depuis le départ de Raïs M’Bolhi au début de 2024. Chérif Oudjani, ancien international, estime que les changements répétés peuvent installer une forme d’insécurité dans l’équipe. Il juge préférable de maintenir le même gardien plutôt que d’alterner sans certitude sur une vraie supériorité. De son côté, Alexandre Oukidja rappelle le poids spécifique du poste en sélection. Selon lui, plusieurs noms ont été testés depuis le départ de M’Bolhi, sans qu’un successeur ne s’impose durablement.
Oukidja se montre aussi prudent sur l’option Mastil pour ce match à élimination directe. Il souligne que le gardien n’a pas eu de préparation complète avec la sélection, hormis deux matches amicaux en mars. L’ancien international pencherait plutôt pour un retour de Luca Zidane, qu’il avait vu réussir un match de préparation face aux Pays-Bas le 3 juin avec, selon ses mots, « 7 ou 8 arrêts ». Petkovic doit désormais trancher avant ce rendez-vous contre la Suisse, avec un choix toujours ouvert dans les cages algériennes.

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