Une onde de choc a traversé le paysage sportif nigérian mercredi soir. La raison : la diffusion d’une note d’accréditation de la FIFA concernant les barrages intercontinentaux pour la Coupe du Monde 2026, prévus ce mois-ci au Mexique. Ce document mentionne explicitement la République Démocratique du Congo comme représentante africaine, laissant craindre que les espoirs de qualification des Super Eagles ne soient définitivement enterrés. Pourtant, au sommet de l’administration sportive nationale, le discours se veut rassurant.
**Une présence administrative, pas un verdict judiciaire**
Face à l’inquiétude grandissante, Shehu Dikko, président de la Commission nationale des sports (NSC), est monté au créneau pour contester l’interprétation définitive de ce document. Selon les propos recueillis par notre confrère *Complete Sports*, l’ancien dirigeant de la ligue nigériane insiste sur le fait que la procédure légale engagée par le Nigeria concernant l’éligibilité de la RDC n’a pas encore rendu son verdict.
« Pour autant que nous le sachions, la FIFA n’a pas encore rendu son verdict », a précisé Dikko. Pour le patron du sport nigérian, l’apparition de la RDC sur la liste des six nations participantes — aux côtés de la Bolivie, de l’Irak, de la Jamaïque, de la Nouvelle-Calédonie et du Suriname — répond à une logique d’organisation logistique et non à une décision judiciaire irrévocable.
**Le scénario du remplacement reste sur la table**
L’argumentaire de la partie nigériane repose sur la temporalité. La FIFA doit organiser le tournoi et planifier les rencontres, ce qui nécessite d’inscrire une équipe par défaut tant que le litige n’est pas tranché. « Le fait que la RDC figure parmi les six nations ne suffit pas pour conclure que la FIFA a rejeté la requête du Nigeria », explique Shehu Dikko. « Le nom de la RDC apparaît sur le calendrier pour l’instant parce que l’affaire portée devant la FIFA n’a pas été décidée. »
Alors que la Fédération contestait l’éligibilité de joueurs adverses, la FIFA tranche via une liste officielle, mais Dikko assure que l’instance mondiale dispose de canaux spécifiques pour communiquer les décisions sensibles aux parties concernées, et que ce document technique destiné aux médias ne remplace pas une notification formelle.
**Surveillance de la situation au Moyen-Orient**
Parallèlement à ce dossier brûlant, la préparation des Super Eagles pour le tournoi des quatre nations en Jordanie fait l’objet d’une attention particulière en raison du contexte géopolitique. « Nous surveillons la situation. La guerre au Moyen-Orient pourrait se terminer aujourd’hui ou demain », a commenté le président de la NSC, rappelant que le Nigeria n’est pas l’organisateur de l’événement mais qu’il reste du temps pour ajuster le programme si nécessaire.
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