Alors que le spectre de la Ligue 2 grandit, le capitaine des Grenats oppose cette logique implacable au découragement général

La situation comptable du FC Metz devient critique, et la menace d’une descente à l’échelon inférieur pèse lourdement sur les têtes. À 48 heures d’une réception capitale du Stade Brestois, c’est le nouveau porteur du brassard qui est monté au créneau. Loin des éléments de langage habituels, l’attaquant sénégalais a tenu à remettre l’église au milieu du village concernant l’état d’esprit qui anime encore le vestiaire.

**Une question de survie professionnelle**

Interrogé sur la capacité du groupe à croire encore au sauvetage, Habib Diallo a évacué les doutes avec une franchise désarmante. Selon nos confrères de Wiw Sport, le buteur a posé une équation simple pour justifier l’investissement quotidien de l’équipe : « Il y a toujours de l’espoir. Si on n’en avait pas, on ne viendrait même pas à l’entraînement. On pouvait rester chez nous. »

Cette mise au point intervient alors que l’environnement autour du club lorrain cède progressivement au fatalisme. Pour l’international sénégalais, la présence même des joueurs au centre d’entraînement est la preuve factuelle que la résignation n’a pas gagné les rangs, malgré les résultats décevants qui s’enchaînent.

**L’expérience de la difficulté comme boussole**

Le constat lucide du capitaine ne masque pas pour autant la réalité psychologique du groupe. Diallo ne nie pas que le moral est atteint. « Si on sent le vestiaire touché moralement ? C’est normal. On est des footballeurs », a-t-il concédé.

Cependant, l’attaquant puise dans son propre parcours pour relativiser la pression actuelle. Contrairement aux joueurs habitués aux sommets, lui connaît intimement ce type de combat. « Moi, personnellement, je n’ai joué que le maintien durant toute ma carrière », a-t-il rappelé. Une expérience de la lutte pour la survie qu’il compte mettre au service du collectif pour « tout faire pour gagner des points » et rester mathématiquement dans la course.

**Un brassard qui ne change pas l’homme**

Cette prise de parole était aussi l’occasion d’évoquer son nouveau statut. Suite à la décision du club de lui confier le capitanat au détriment de Gauthier Hein, Habib Diallo assure que cette responsabilité supplémentaire n’a pas modifié sa nature ni son approche des matchs.

« Je le vis bien. Pour moi, ça n’a rien changé », a-t-il affirmé, précisant qu’il reste fidèle à lui-même, « avec ou sans le bras ». Une stabilité émotionnelle dont le FC Metz aura impérativement besoin ce dimanche pour espérer prolonger l’espoir d’une saison de plus en Ligue 1.

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