L’hécatombe des favoris en Nedbank Cup ouvre théoriquement la voie aux outsiders, mais l’entraîneur d’AmaZulu refuse de céder à l’euphorie avant son quart de finale.
La « Coupe des Rêves » porte bien son nom cette saison en Afrique du Sud. Le tableau des quarts de finale de la Nedbank Cup présente une anomalie statistique majeure : l’absence totale des trois puissances traditionnelles du football local. Kaizer Chiefs, Orlando Pirates et Mamelodi Sundowns ont tous pris la porte prématurément, laissant le champ libre aux prétendants restants. Une configuration qui place AmaZulu sous le feu des projecteurs avant sa confrontation ce samedi (15h00) au Moses Mabhida Stadium.
L’adversaire du jour, Casric Stars, n’est pourtant pas une équipe à prendre à la légère. Pensionnaire de la Motsepe Foundation Championship, cette formation a réalisé l’exploit d’éliminer Orlando Pirates aux tirs au but lors du tour précédent. De leur côté, les Kaizer Chiefs ont chuté dès le premier tour face à Stellenbosch FC, tandis que les Mamelodi Sundowns, vainqueurs en 2022, ont subi la loi de TS Galaxy.
Un piège psychologique identifié
Pour Arthur Zwane, cette situation inédite constitue paradoxalement le plus grand danger pour ses hommes. Selon nos sources chez Sportswire, le technicien d’AmaZulu craint que l’absence des cadors ne provoque un relâchement coupable au sein de son effectif. « C’est là que le problème commence », a averti l’ancien ailier des Chiefs lors de la conférence de presse d’avant-match.
« L’histoire de cette coupe est la raison pour laquelle on l’appelle la Coupe des Rêves : n’importe qui peut la gagner. Il ne s’agit pas de savoir contre qui nous jouons », insiste Zwane, qui connaît le chemin du succès pour avoir soulevé le trophée en 2006 en tant que joueur, à l’époque où la compétition se nommait Absa Cup.
Le rappel à l’ordre basé sur le match de Magesi
Pour illustrer son propos et maintenir son groupe sous pression, l’entraîneur a utilisé une référence très fraîche : la performance en demi-teinte de son équipe en championnat il y a quelques jours. « Je leur ai donné l’exemple de notre match contre Magesi », explique-t-il. Sur le papier, la rencontre semblait déséquilibrée face à une équipe de bas de tableau, laissant présager une victoire facile pour Usuthu.
La réalité du terrain a été tout autre. « Nous jouions contre une équipe qui se battait pour sa survie. Chaque point compte pour eux, et vous avez pu voir qu’au coup de sifflet final, ils ont célébré le match nul comme s’ils avaient gagné », détaille le coach. AmaZulu, qui court après une finale dans cette compétition depuis sa défaite contre Bidvest Wits en 2010, devra afficher un tout autre visage pour espérer rejoindre le dernier carré.
« Nous n’avons pas été aussi tranchants que nous l’aurions voulu », reconnaît Zwane en revenant sur cette contre-performance, avant de fixer le cap pour ce samedi : « Nous disons toujours que nous voulons concourir et gagner des trophées, et voici une opportunité pour nous. Nous devrons tout donner. »


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