L’aventure anglaise débute dans la douleur pour le technicien croate. Arrivé récemment sur le banc de Tottenham pour redresser une situation délicate, l’ancien entraîneur de l’Olympique de Marseille fait face à une réalité sportive qui dépasse, selon ses propres mots, tout ce qu’il a connu auparavant. Après deux revers consécutifs pour ses débuts, le coach a livré une analyse lucide et particulièrement inquiétante sur l’état des lieux au sein du club londonien.
Nommé pour insuffler une nouvelle dynamique, Igor Tudor peine pour l’instant à trouver la formule. Avec un bilan comptable vierge après deux rencontres — une lourde défaite dans le derby contre Arsenal (4-1) suivie d’un revers face à Fulham (2-1) —, l’urgence se fait déjà sentir. Mais au-delà des résultats, c’est la profondeur des maux du club qui interpelle l’entraîneur.
Interrogé par Hayters sur les similitudes entre son poste actuel et ses expériences passées à la Juventus, la Lazio, Galatasaray ou encore Marseille, le technicien a tenu à souligner le caractère unique de cette mission. Si chaque contexte diffère, la hiérarchie des difficultés semble claire dans son esprit. « C’est très difficile de comparer parce que chaque situation est totalement différente », a-t-il d’abord tempéré, avant de trancher : « Pour moi, le problème à Tottenham est plus grand que dans mes clubs précédents. De ce que je ressens, de ce que je vois, ce problème est plus important. »
**Un effectif réduit et des objectifs en berne**
Pour étayer son propos, le Croate a pointé du doigt des carences structurelles immédiates, notamment la gestion de l’effectif, bien loin des standards qu’il a connus en Italie. « Quand j’étais à la Juventus, vous aviez 20 joueurs dans l’équipe. Ici, vous arrivez et vous avez 12 joueurs », a-t-il déploré, mettant en lumière la pauvreté des options à sa disposition.
Le contraste est tout aussi saisissant concernant les ambitions sportives immédiates. Là où ses précédents mandats visaient souvent les sommets, la réalité londonienne est tout autre. « Là-bas [à la Juventus], vous vous battez pour la Ligue des Champions. Ici, vous vous battez pour le maintien. C’est le point de départ », a précisé Tudor.
Face à ce chantier, l’entraîneur prévient qu’il est impossible de simplement dupliquer les méthodes qui ont fonctionné ailleurs. « On ne peut pas copier quoi que ce soit. C’est un championnat différent, une équipe différente, une position différente », a-t-il conclu. Une mise au point qui a le mérite de la clarté : la tâche s’annonce comme la plus ardue de sa carrière d’entraîneur.
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