L’intensité du derby d’Istanbul ne retombe pas au coup de sifflet final. Si Galatasaray a empoché les trois points grâce à une réalisation décisive de son attaquant vedette, le camp adverse ne digère pas le scénario de la rencontre. Au cœur des récriminations de la direction de Beşiktaş figure une décision arbitrale spécifique qui a permis au buteur de rester sur la pelouse jusqu’au bout.
Le choc de la Süper Lig s’est soldé par une victoire étriquée (1-0) des hommes d’Okan Buruk face aux Aigles Noirs. L’unique but de la partie a été inscrit en fin de première période par Victor Osimhen, confirmant son statut de joueur clé. Pourtant, c’est sa présence même sur le terrain en seconde période qui cristallise la colère de l’état-major de Beşiktaş.
**Une expulsion manquée selon la direction adverse**
L’international nigérian avait écoper d’un premier avertissement très tôt dans la partie, dès la sixième minute, suite à un contact avec le portier Ersin Destanoğlu. Mais selon les éléments relayés par *Complete Sports*, c’est une seconde action qui aurait dû sceller le sort de l’attaquant.
Hakan Daltaban, vice-président de Beşiktaş, pointe du doigt un geste d’anti-jeu commis par le joueur de 27 ans alors que le jeu était arrêté. Selon le dirigeant, Victor Osimhen a délibérément dégagé le ballon après un coup de sifflet, une infraction qui vaut réglementairement un second carton jaune, synonyme d’exclusion.
**« J’ai eu honte pour l’arbitre »**
La direction du club vaincu ne décolère pas contre le corps arbitral et l’utilisation de l’assistance vidéo. Hakan Daltaban a exprimé son incompréhension face à ce qu’il considère comme une immunité accordée au buteur de Galatasaray.
« Le capitaine a l’autorité pour parler au nom de l’équipe. L’arbitre a donné un carton jaune à notre capitaine pour sa protestation. C’était la bonne décision. Mais Osimhen, qui n’a pas reçu de deuxième jaune, a botté le ballon après l’arrêt du jeu », a déclaré le dirigeant, cité par le site officiel du club.
Pour le vice-président, l’intentionnalité du geste ne faisait aucun doute et la technologie aurait dû intervenir pour corriger l’oubli de l’arbitre central. « L’arbitre a essayé de ne pas le voir. J’ai eu honte pour lui. Il y avait un joueur sur le terrain qui défiait l’autorité et n’avait pas peur de recevoir un deuxième carton. Il y a quelque chose qui s’appelle le VAR. On voit la position, on rembobine. Si j’avais été au VAR, j’aurais eu honte et j’aurais donné le carton rouge. »
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