Après le naufrage de Southampton, Patrick Pascal pointe le facteur exact qui a permis à Paul Onuachu d’inscrire 18 buts en Turquie

C’est l’une des résurrections les plus spectaculaires de la saison pour les internationaux nigérians. En perdition totale lors de son passage en Angleterre, l’attaquant des Super Eagles affole désormais les compteurs en Süper Lig turque. Une transformation radicale que l’ancien international Patrick Pascal analyse froidement, en mettant le doigt sur la variable qui change tout pour ce type de profil.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et tranchent nettement avec le passé récent. Avec 18 buts inscrits en 21 apparitions sous les couleurs de Trabzonspor, Paul Onuachu a retrouvé l’efficacité qui avait fait sa réputation en Belgique. Cette série impressionnante contraste violemment avec ses 18 mois de disette à Southampton, où l’avant-centre n’avait jamais réussi à s’imposer dans le rythme de la Premier League.

L’importance cruciale de l’écosystème

Interrogé par nos confrères de Complete Sports, Patrick Pascal refuse de s’étonner de ce retour au premier plan. Pour l’ancien international, la qualité intrinsèque du joueur n’a jamais disparu ; c’est le contexte qui dictait sa performance. « Paul Onuachu est un très bon numéro neuf. Il réussit bien dans le championnat turc avec Trabzonspor et réalise une saison solide, marquant la plupart de leurs buts et fournissant même des passes décisives », observe-t-il.

Selon lui, l’explication de cet écart de niveau entre l’Angleterre et la Turquie tient en un mot : l’environnement. Pascal développe une analyse qui dédouane en partie le joueur de son échec chez les Saints. « Parfois dans le football, changer de club ne signifie pas toujours qu’un joueur continuera à performer à son meilleur niveau. Un joueur peut aller quelque part et être en difficulté, puis aller ailleurs et retrouver la forme. Cela dépend de l’entraîneur, de l’environnement et de nombreux autres facteurs. »

La comparaison avec Mohamed Salah

Pour appuyer sa démonstration, Patrick Pascal n’hésite pas à convoquer l’exemple d’une référence mondiale qui a connu une trajectoire similaire. « Prenez Mohamed Salah par exemple. Quand il était à Chelsea sous José Mourinho, il n’était pas à son meilleur niveau. Mais après avoir bougé et finalement rejoint Liverpool, il est devenu l’un des meilleurs attaquants du monde. L’environnement compte beaucoup », insiste-t-il.

Au-delà des statistiques en club, l’attitude du géant nigérian en sélection reste un point de satisfaction pour les observateurs. Patrick Pascal souligne le professionnalisme d’Onuachu, indépendamment de son temps de jeu ou de son statut du moment. « En équipe nationale, il s’entend bien avec tout le monde. Son attitude envers ses coéquipiers est excellente, c’est un vrai professionnel. Je ne l’ai jamais vu avoir de problèmes avec qui que ce soit au camp. »

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