Arne Slot pointe une injustice du calendrier après le coup de poignard d’un attaquant marocain

C’est un coup d’arrêt brutal qui risque de laisser des traces dans les têtes. Alors que Liverpool pensait avoir fait le plus dur en remontant deux buts de retard, les hommes d’Arne Slot ont fini par céder dans les ultimes instants face à Bournemouth (3-2). Une défaite qui met un terme à une impressionnante série de 13 matchs sans revers, précipitée par l’entrée décisive d’un international marocain et un contexte physique que le technicien des Reds n’a pas manqué de souligner.

Le scénario avait pourtant pris des allures de « remontada » classique pour le club de la Mersey. Menés 2-0, les coéquipiers de Virgil van Dijk sont parvenus à revenir à hauteur grâce au défenseur néerlandais et à Dominik Szoboszlai. Mais alors que le partage des points semblait acquis, Amine Adli a surgi à la dernière minute pour offrir la victoire aux Cherries et plonger les visiteurs dans le désarroi.

Interrogé par Hayters à l’issue de la rencontre, Arne Slot a refusé d’accabler ses joueurs, préférant mettre en lumière un désavantage structurel lié au calendrier européen. « Je pense qu’après avoir marqué le 2-2, nous essayions encore, mais il est juste de dire que quelques-uns de nos joueurs ont manqué d’énergie », a analysé l’entraîneur. La cause est toute trouvée selon lui : le déplacement victorieux à Marseille en milieu de semaine.

« Je ne peux même pas les critiquer pour cela, car il y a deux jours, nous devions jouer un match à l’extérieur en Europe. Nous sommes la seule équipe ayant joué la Ligue des Champions qui n’a eu que deux jours de repos cette fois-ci », a déploré Slot, insistant sur la difficulté d’enchaîner face à « l’une des équipes les plus intenses du championnat ».

Outre la perte des points, Liverpool repart avec de la casse. Joe Gomez a été contraint de céder sa place prématurément après un choc avec son propre gardien, Alisson Becker, sur l’ouverture du score de Bournemouth. « Joe a reçu un coup d’Alisson. Je pense que c’était os contre os », a précisé le technicien néerlandais. « Ali avait un gonflement au genou… C’était clair qu’il [Gomez] ne pouvait pas continuer. » Une situation qui a obligé les Reds à évoluer temporairement à dix, moment choisi par l’adversaire pour inscrire son deuxième but.

La gestion de l’effectif devient un casse-tête pour le staff de Liverpool. Arne Slot a justifié la sortie de Milos Kerkez à la mi-temps et la non-titularisation d’Hugo Ekitike par une impérative nécessité de préserver les organismes. « J’ai décidé de ne pas faire jouer Hugo. Ce n’est pas parce que je ne l’aimais pas ou qu’il n’a pas été bon contre Marseille. C’est simplement parce que je n’ai qu’un seul numéro neuf disponible pour les semaines et mois à venir », a-t-il expliqué, étendant ce raisonnement à Jeremy Frimpong.

Quant à l’avenir d’Andy Robertson, entré en jeu et cité du côté de Tottenham, Slot a coupé court aux spéculations avec sa fermeté habituelle : « Ma réponse est toujours la même et c’est assez ennuyeux de toujours donner la même réponse… nous ne parlons pas de transferts en public. »

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