Face aux tensions nées après la dernière finale continentale, le président de la Confédération Africaine de Football a tenu à clarifier plusieurs dossiers sensibles. Lors d’une longue conférence de presse, Patrice Motsepe a abordé la gestion des incidents impliquant des supporters, les choix de gouvernance et les critiques sur l’arbitrage, assumant publiquement certaines failles de l’organisation.
Selon les informations relayées par DS Sports, le dirigeant sud-africain a particulièrement insisté sur l’arrestation de 18 supporters en marge de la finale. S’il a rappelé le respect dû à la souveraineté du Sénégal et du Maroc, qualifiant le sujet de discussion diplomatique qui ne se règle pas sur la place publique, il a concédé une erreur dans le dispositif de sécurité géré par l’instance. « Je suis d’accord avec ceux qui disent que ces supporters n’auraient pas dû être arrêtés en dehors du stade, mais plutôt à l’intérieur. Et sur ce point, c’est aussi de notre responsabilité », a-t-il affirmé.
Sur le terrain sportif, l’arbitrage continue de concentrer l’attention. Conscient de la pression entourant les officiels depuis l’attribution du titre, Patrice Motsepe a souligné que ces derniers doivent fournir les meilleures prestations possibles, tout en déclarant comprendre les émotions des pays concernés. Concernant les aspects protocolaires et disciplinaires, il a rappelé son rôle limité à la remise des récompenses, citant la médaille décernée à Kalidou Koulibaly, le trophée remis à Sadio Mané et l’attribution de la prime de 10 millions de dollars. Les éventuelles sanctions relèvent exclusivement de la commission de discipline de la CAF.
La politique interne de l’instance a également été justifiée, notamment à travers la nomination d’Ousmane Kane. Le président de la CAF a révélé que ce nom ne figurait pas parmi les recommandations initiales soumises par les différents pays membres. Son profil de juge influent au Tribunal Arbitral du Sport (TAS), décrit comme rigoureux et strict, a motivé cette nomination directe afin de garantir l’application des règlements en toute impartialité.
La rencontre avec les médias a par ailleurs permis d’aborder la refonte du calendrier et la lutte pour l’intégrité. Le report de la CAN féminine s’explique par la volonté d’augmenter les dotations financières (prize money) et par l’indisponibilité des dates initiales. Sur le plan éthique, le discours s’est durci : qualifiant la corruption de mal « pire que le cancer », Patrice Motsepe a martelé l’exigence d’une politique de tolérance zéro pour protéger la crédibilité du football sur le continent.
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