À Dakar, l’annonce d’auditions publiques sur la préparation et la participation du Sénégal à la Coupe du monde 2026 a d’abord été bien accueillie. La Commission de l’Éducation, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs de l’Assemblée nationale avait fixé le démarrage de ces travaux au mercredi 22 juillet 2026, avec la promesse d’un programme détaillé communiqué par la suite.
Mais plusieurs points de procédure brouillent déjà l’initiative. La Fédération sénégalaise de football n’aurait reçu, à ce stade, ni courrier physique ni message électronique, et des responsables fédéraux ont indiqué avoir découvert cette convocation annoncée dans la presse ; des députés cités par Les Échos, dans des informations également reprises par Dekkbi, soutiennent aussi qu’aucune réunion formelle de la Commission n’a été tenue pour arrêter le principe, le calendrier ou les modalités de ces auditions.
Un autre débat porte sur la capacité de l’Assemblée nationale à entendre les dirigeants de la FSF. D’après des sources fédérales, les textes de la FIFA protègent l’autonomie des fédérations sportives et ne permettraient pas une audition contraignante de leurs responsables. Côté Fédération, une démarche volontaire resterait possible, tandis qu’une convocation obligatoire pourrait être perçue comme une ingérence politique dans la gestion du football.
La portée exacte de l’exercice n’est pas davantage clarifiée. La Commission veut-elle se concentrer sur les choix de préparation ou sur le financement de la participation sénégalaise au Mondial 2026 ? Selon une source fédérale, la question financière ne relèverait pas forcément du ministère des Sports si aucun fonds venant directement de l’État n’a été géré par la Fédération dans ce dossier. Les responsabilités respectives devraient alors être appréciées à partir des pièces administratives et financières disponibles.
Enfin, certaines sources évoquent une lecture politique de cette séquence, avec l’idée d’une pression exercée sur la ministre des Sports, Clotilde Coly. Les personnes interrogées rappellent toutefois qu’elle aurait hérité du dossier en cours, tandis qu’une source de la Fédération estime que la responsabilité principale se situerait ailleurs, sans citer publiquement le nom de la personne visée.

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