La situation devient critique dans le nord de Londres. Alors que la menace d’une relégation en Championship n’a jamais semblé aussi tangible pour Tottenham, une voix respectée de l’histoire du club s’est élevée pour placer l’effectif actuel face à ses responsabilités. La défaite à domicile contre Crystal Palace (1-3) cette semaine a laissé des traces, plongeant les Spurs à une inquiétante 16ème place, avec une marge de manœuvre quasi inexistante sur la zone rouge.
Interrogé par Hayters en marge des London Football Awards, Jermain Defoe n’a pas cherché à édulcorer la réalité. L’ancien attaquant vedette des Spurs a dressé un constat lucide sur la dynamique actuelle de son ancien club, qui ne compte plus qu’un petit point d’avance sur West Ham, 18ème et premier relégable.
Pour l’ex-international anglais, le temps des excuses est révolu. « Il n’y a nulle part où se cacher maintenant », a-t-il martelé au micro de nos confrères. « Ces joueurs de Tottenham, c’est la réalité. Vous êtes dans une lutte pour le maintien et vous allez devoir trouver quelque chose pour vous en sortir. »
**La comparaison qui fait mal**
Ce qui inquiète particulièrement l’observateur, c’est la trajectoire opposée des concurrents directs. Là où Tottenham s’enlise, ses rivaux pour la survie semblent trouver un second souffle. Defoe pointe spécifiquement le contraste avec les équipes de bas de tableau : « Quand vous regardez West Ham et leurs performances récentes, Leeds, Nottingham Forest… Ces équipes semblent avoir un peu de dynamique. Un peu de confiance. »
Une confiance qui fuit le vestiaire des Spurs, également miné par une infirmerie pleine. Les absences prolongées de cadres techniques comme James Maddison et Dejan Kulusevski ont lourdement pesé sur la créativité offensive de l’équipe durant la majeure partie de la campagne.
Si Jermain Defoe reconnaît cette circonstance atténuante, il refuse d’en faire un alibi suffisant à ce stade de la compétition. « C’est frustrant. Mais si vous récupérez un ou deux joueurs, le niveau de performance doit augmenter », analyse-t-il, avant de conclure par un pragmatisme implacable : « Pour être honnête, vous pouvez bien jouer et ne pas gagner. Je préfère voir des victoires à ce stade. »
Le message est passé : peu importe la manière ou les absents, seule l’urgence comptable doit désormais dicter la conduite des Spurs.
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