Au-delà des acteurs de l’arène, la nouvelle grille tarifaire de la Fédération cible cette corporation prête à la riposte juridique

Réunie en assemblée générale le 8 février 2026 à l’Arène nationale, la Fédération sénégalaise de lutte (FSL) a acté une refonte complète de son modèle économique. Sous la houlette de son président Bira Sène, l’instance dirigeante a validé une nouvelle grille tarifaire pour l’obtention des licences, rendant le document obligatoire pour l’ensemble des acteurs de la discipline. Si la mesure vise officiellement à structurer les statistiques et renflouer les caisses, elle étend désormais l’obligation financière à des catégories jusqu’ici épargnées.

Selon les textes adoptés et relayés par notre source *Le Soleil Sports*, la fourchette des tarifs s’établit entre 5 000 et 300 000 FCFA. Les acteurs traditionnels conservent des montants similaires à ceux pratiqués sous l’ère du Comité national de gestion (CNG). Les promoteurs de lutte avec frappe devront s’acquitter de 300 000 FCFA, contre 100 000 FCFA pour leurs homologues de la lutte simple. Les managers maintiennent leur cotisation à 50 000 FCFA, tandis que les lutteurs verseront 10 000 FCFA pour la frappe et 5 000 FCFA pour la lutte sans frappe.

**L’instance dirigeante passe aussi à la caisse**

La réforme introduit une nouveauté majeure : l’imposition des membres de la Fédération eux-mêmes. Bira Sène, pour donner l’exemple, devra débourser 250 000 FCFA pour sa propre licence. Les membres du Bureau exécutif sont taxés à hauteur de 100 000 FCFA, et ceux du Comité directeur à 25 000 FCFA. Les entraîneurs, arbitres et membres simples de la structure fédérale sont alignés sur le tarif de 10 000 FCFA.

**Tensions autour de la licence médiatique**

Le point de friction principal de cette nouvelle nomenclature réside dans l’intégration des professionnels des médias. Alors qu’une tentative similaire avait été abandonnée sous la présidence du Dr Alioune Sarr face à la pression syndicale, la FSL remet le dossier sur la table. Le montant évoqué serait de 100 000 FCFA par organe de presse pour couvrir l’ensemble des reporters d’une rédaction.

Cette décision suscite une levée de boucliers au sein de la corporation. Arguant d’une mission de service public et d’un droit naturel d’accès à l’information, plusieurs journalistes et structures envisagent de saisir les instances compétentes pour contester la légalité de cette mesure. Les marabouts et préparateurs mystiques figurent également parmi les nouvelles cibles de cette réforme, bien que le montant de leur contribution n’ait pas encore été communiqué.

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