Au-delà des trois points face à Aston Villa, la victoire qui permet à Wolverhampton d’enterrer un record vieux de 17 ans

C’était un match pour l’honneur, mais surtout pour l’histoire. En s’imposant 2-0 face à Aston Villa à Molineux, Wolverhampton n’a pas seulement décroché sa deuxième victoire de la saison en vingt-neuf rencontres. Les hommes de Rob Edwards ont surtout franchi un cap symbolique qui leur permet de respirer : ils ne seront pas la pire équipe de l’histoire de la Premier League.

Le spectre planait sur le club depuis plusieurs semaines. Avec un total famélique, les Wolves semblaient destinés à égaler, voire pire, à terminer derrière le triste record de Derby County, qui avait conclu la saison 2007-2008 avec seulement 11 points. Grâce aux réalisations de Joao Gomes et Rodrigo Gomes en seconde période, Wolverhampton atteint désormais la barre des 13 unités. Mathématiquement, l’humiliation est évitée.

**« Personne ne veut de cette étiquette »**

Interrogé par *PLZ Soccer* à l’issue de la rencontre, Rob Edwards n’a pas caché son soulagement face à cette statistique qui, bien que secondaire sur le plan comptable, pesait lourdement sur le moral du club. « Cela signifie beaucoup. Ce n’est pas quelque chose sur lequel je me concentrais, mais j’en étais conscient », a admis le technicien. « Je sais que c’est important pour les supporters. Vous ne voulez pas de cette étiquette. Clairement, nous n’en voulons pas. Personne n’en veut. »

Cette libération s’est traduite par des scènes de joie intense au coup de sifflet final, l’entraîneur sprintant le long de la ligne de touche après le second but inscrit dans les derniers instants. « C’était un moment spécial dans une saison vraiment difficile », a-t-il ajouté.

**Tension sur les bancs et course à l’Europe**

L’ambiance était radicalement différente dans le camp adverse. Furieux de la performance de son équipe, Unai Emery a quitté le terrain immédiatement après le second but, sans attendre la fin du match pour serrer la main de son homologue. Une attitude que Rob Edwards a commentée avec philosophie : « Je comprends. Lors des deux matchs que nous avons gagnés en championnat cette année, les deux entraîneurs ont disparu. Je pense que tout le monde s’attend à venir ici et gagner. »

Pour Aston Villa, cette défaite à Molineux constitue un coup d’arrêt sérieux dans la course à la Ligue des Champions. Avec une seule victoire sur leurs cinq derniers matchs, les Villans voient leurs poursuivants se rapprocher, même si Emery appelle à la perspective en rappelant le chemin parcouru depuis septembre.

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