Au lieu de gérer l’avantage, ses hommes ont basculé dans un travers psychologique coûteux : l’analyse sans filtre d’Imama Amapakabo sur le nul face à Wikki Tourists

La course au titre en NPFL ne pardonne aucun relâchement, surtout à domicile. Pour les Abia Warriors, la réception de Wikki Tourists lors de la 23e journée devait être l’occasion de consolider leur place sur le podium, mais la rencontre s’est soldée par un partage des points (1-1) frustrant. Si le résultat comptable est une mauvaise opération, c’est surtout la manière dont l’équipe a géré son avantage qui interpelle le staff technique.

Alors que le club d’Umuahia avait ouvert le score à la 55e minute grâce à Chukwuemeka Obioma, l’avantage a été de courte durée, l’ancien de la maison Taheer Abubakar égalisant peu après pour les visiteurs. Ce résultat porte à cinq le nombre de points perdus par les Warriors lors de leurs deux dernières réceptions, les laissant à la troisième place avec 38 points, derrière Nasarawa United et le leader Rivers United.

Pour l’entraîneur Imama Amapakabo, l’explication de cette contre-performance ne réside ni dans la tactique adverse, ni dans l’arbitrage, mais dans une faillite mentale de ses propres joueurs. Selon des propos relayés par Complete Sports, le technicien estime que son équipe a abandonné ses principes de jeu sous l’effet de la précipitation.

« Je pense que l’une des choses qui n’a pas fonctionné avec l’équipe est le fait que nous avons appuyé sur le bouton panique trop tôt », a analysé l’ancien sélectionneur des Flying Eagles en conférence de presse. Habituellement reconnus pour leur jeu de possession et leur capacité à créer des espaces par des passes au sol, les Warriors ont déjoué. « Dès la première mi-temps, nous avons commencé à forcer le ballon trop tôt. Quand vous forcez comme ça, il devient difficile pour les joueurs de se concentrer », a-t-il déploré.

Cette fébrilité a eu un impact direct sur l’efficacité offensive. Amapakabo souligne que même les occasions créées ont été gâchées par cette urgence mal maîtrisée. Le contraste avec l’adversaire est saisissant : Wikki Tourists n’a cadré qu’une seule frappe durant les 90 minutes, celle qui a fini au fond des filets. « C’est le football parfois », a concédé le coach, tout en pointant du doigt le manque de réalisme récurrent de sa formation cette saison.

Malgré la déception de voir cinq points s’envoler à domicile en deux matchs, le staff refuse de céder au fatalisme. Avec un déplacement périlleux à venir contre Katsina United pour la 24e journée, le mot d’ordre est désormais la sérénité. « Nous sommes ceux qui nous sommes mis dans cette position, mais c’est encore ouvert », a martelé Amapakabo, insistant sur la nécessité de protéger ses joueurs de la pression extérieure avant ce long voyage vers le nord.

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