La valse des entraîneurs se poursuit dans le nord de Londres, mais les résultats peinent à suivre. Alors que Tottenham vient de se séparer de Thomas Frank, qui laisse l’équipe à une inquiétante 16e place en Premier League, la direction du club se trouve de nouveau face à ses responsabilités. Ange Postecoglou, limogé la saison dernière malgré un titre en Ligue Europa, a profité de son passage dans le podcast *The Overlap* pour livrer une analyse chirurgicale des dysfonctionnements internes des Spurs.
Interrogé sur le départ de celui qui lui a succédé, le technicien australien refuse d’accabler son confrère danois. Pour lui, le problème dépasse largement la simple question de l’homme assis sur le banc. Selon les propos relayés par notre source *Complete Sports*, Postecoglou pointe du doigt une inadéquation flagrante entre les ambitions affichées par le club et sa stratégie réelle sur le marché des transferts.
L’ancien manager du Celtic estime que la réticence de la direction à prendre des risques financiers empêche l’équipe de franchir un cap décisif. Il souligne une contradiction majeure : Tottenham se perçoit comme un « grand » d’Angleterre (« big boy »), mais n’agit pas comme une « institution sérieuse » (« serious club ») lorsqu’il s’agit de se donner les moyens de gagner des trophées majeurs.
**Un environnement d’incertitude structurelle**
Au-delà de la politique sportive, Postecoglou met en lumière l’instabilité institutionnelle qui règne au Tottenham Hotspur Stadium. Il évoque notamment le départ de l’ancien président exécutif Daniel Levy comme un point de bascule ayant généré un « environnement d’incertitude » préjudiciable à la performance.
« C’est un club curieux », confie-t-il au micro de l’émission *Stick to Football*. « Il a opéré un virage majeur à la fin de l’année dernière, pas seulement avec mon départ mais aussi avec celui de Daniel (Levy). Vous avez créé toute cette atmosphère d’incertitude. »
Le constat de l’Australien s’appuie sur l’historique récent du club, qui a vu défiler des techniciens de renom sans parvenir à briser le plafond de verre en championnat. « Il n’y a aucune garantie, quel que soit le manager que vous faites venir. Ils ont eu des entraîneurs de classe mondiale et n’ont pas connu le succès », rappelle-t-il, suggérant que le mal est plus profond que les choix tactiques du moment. Thomas Frank, parti avec seulement cinq points d’avance sur la zone de relégation, en est la dernière illustration.
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