Le rendez-vous est fixé au 28 mars 2026, en France. Pour sa première sortie depuis son sacre continental au Maroc, l’équipe nationale du Sénégal s’apprête à se mesurer à la sélection péruvienne. Ce match amical, qui s’inscrit dans la préparation des Lions pour la Coupe du Monde estivale, revêt une dimension particulière pour l’adversaire du jour : il marque le début officiel de l’ère Mano Menezes sur le banc de la « Bicolor ». Conscient du calibre de l’opposition qui l’attend pour ce baptême du feu, le technicien brésilien a tenu à désamorcer par avance les attentes trop élevées de son public.
Le contexte est celui d’une reprise de contact pour les champions d’Afrique. Après avoir décroché leur deuxième étoile face au Royaume chérifien, les hommes de Pape Thiaw entament leur marche vers le Mondial avec un statut renforcé. Pour le Pérou, la dynamique est inverse : tout est à construire. Mano Menezes, fraîchement nommé, sait que débuter son mandat face à une équipe de cette envergure expose son groupe à des difficultés immédiates. Dans un entretien accordé à un média local et relayé par Wiw Sport, le sélectionneur a insisté sur la nécessité de relativiser le score ou la manière, quel que soit le dénouement de la rencontre.
Le technicien a explicitement demandé du temps, soulignant que la construction d’un projet de jeu face à un bloc aussi expérimenté que celui du Sénégal ne peut être linéaire. « Nous savons que les supporters exerceront une pression dans cette première phase », a-t-il concédé, avant de poser le cadre de son analyse : « Tant qu’ils comprennent que certains résultats ne se verront pas immédiatement, surtout face à une équipe comme le Sénégal, qui revient d’une grande Coupe d’Afrique, ils auront plus confiance s’ils voient que nous sommes sur la bonne voie. »
Cette sortie médiatique vise à protéger son effectif avant le coup d’envoi. Pour Menezes, affronter la sélection dirigée par Pape Thiaw constitue un test grandeur nature, mais il refuse que ce premier match devienne un juge de paix définitif pour son mandat. Il appelle ainsi les observateurs péruviens à soutenir un projet à long terme plutôt qu’à exiger une performance aboutie dès les 90 premières minutes face aux champions d’Afrique en titre.
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