Lors de l’avant-match entre l’Allemagne et la Côte d’Ivoire au Mondial 2026, une polémique a éclaté autour de Bastian Schweinsteiger, consultant pour la chaîne allemande ARD. L’ancien international allemand, en présentant le profil de jeu des Éléphants, a parlé d’un « football africain » qu’il a décrit comme « parfois un peu atypique, un peu sauvage, pas tout à fait aussi tactique ».
Ces formulations ont été dénoncées comme racistes en Allemagne, parce qu’elles renvoient à des stéréotypes visant non pas une équipe précise, mais un ensemble de sélections ou de joueurs réduits à une image générale. Dans le débat public, ce type de propos est critiqué car il oppose implicitement les qualités physiques aux capacités tactiques, alors qu’une analyse footballistique porte normalement sur l’organisation, les transitions, les choix de pressing ou l’occupation des espaces.
Une polémique relayée par la presse allemande
La contestation a rapidement pris de l’ampleur dans plusieurs médias allemands. Dans Der Spiegel, Philipp Awounou estime que le mot « sauvage » transporte des stéréotypes plus anciens que le football, avec des racines racistes et coloniales. De son côté, Deutsche Welle reproche à l’ancien milieu de terrain d’employer des représentations qui réduisent les Noirs à de supposés attributs physiques au lieu de reconnaître leurs capacités intellectuelles, comme l’a aussi relaté Ledauphine dans son compte rendu de l’affaire.
Malgré cette séquence, ARD ne l’a pas écarté de son dispositif. Bastian Schweinsteiger était encore aux commentaires du match entre l’Angleterre et le Ghana mardi soir. Le consultant n’a pas non plus réagi directement à la polémique.
Après la rencontre face à la Côte d’Ivoire, il a toutefois publié un message sur ses réseaux sociaux dans lequel il a écrit que la sélection ivoirienne était « l’adversaire redoutable » attendu et qu’elle avait montré sa « qualité technique et physique ». Le message ne contenait pas d’excuses, selon les éléments rapportés.

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