Dans une soirée européenne électrique où la tension est montée d’un cran à Turin, Victor Osimhen a une nouvelle fois prouvé qu’il savait être décisif dans les grands rendez-vous. Alors que la Juventus avait réussi l’exploit de combler un retard de trois buts pour revenir à égalité sur l’ensemble des deux confrontations (5-5), l’attaquant nigérian a surgi en prolongation pour redonner l’avantage à Galatasaray. Pourtant, au moment où le ballon a franchi la ligne, aucune explosion de joie n’a accompagné ce but crucial.
Le scénario de ce barrage retour de Ligue des Champions a tenu toutes ses promesses. Après une remontée spectaculaire de la Vieille Dame, Osimhen a ramené le score à 3-1 en faveur des Turcs dans la rencontre, avant qu’Alper Yilmaz ne scelle le match à 3-2. Une défaite sur la pelouse, mais une qualification validée pour le club d’Istanbul. Malgré l’importance capitale de sa réalisation, le Super Eagle est resté de marbre, une attitude qui a immédiatement interrogé les observateurs.
**Le poids du passé napolitain**
L’explication de cette retenue réside d’abord sur le banc de touche adverse. Au micro de *Prime Video Italia*, Victor Osimhen a confirmé que la présence de Luciano Spalletti, désormais entraîneur de la Juventus, l’avait empêché d’exulter. Le technicien italien a joué un rôle majeur dans l’explosion du buteur lors de leur aventure commune à Naples, tissant un lien qui dépasse le cadre du terrain.
« Je n’ai pas ressenti le besoin de célébrer », a confié l’attaquant, dont le nom figure régulièrement dans les listes de la sélection nigériane pour les échéances internationales. « C’était important de montrer du respect pour quelqu’un qui compte beaucoup pour moi et qui a joué un rôle important dans ma carrière. »
**Une exigence collective insatisfaite**
Au-delà de cet hommage personnel, une seconde raison, plus sportive, a motivé cette sobriété. Selon les propos rapportés par *Complete Sports*, Osimhen n’a que très peu goûté la copie rendue par ses coéquipiers, malgré la qualification. Le fait que Galatasaray ait souffert face à une équipe réduite à dix a provoqué chez lui une forme de frustration.
« Nous avons mal joué, même quand la Juve était réduite à dix. Même quand j’ai marqué le but décisif, je n’ai pas ressenti le besoin de célébrer », a-t-il tranché avec lucidité. « Je ne suis pas du genre à cacher mes émotions et je peux dire que je suis heureux. Mais honnêtement, je suis déçu de la performance de l’équipe. » Une exigence de haut niveau qui rappelle pourquoi il reste l’un des attaquants les plus redoutés d’Europe.
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