La tension reste palpable entre le Real Madrid et Benfica, bien au-delà du simple enjeu sportif du barrage de Ligue des Champions. Alors que le match retour approche, les incidents survenus lors de la première manche au Portugal continuent d’alimenter les débats. Au cœur de la controverse : une altercation entre Vinicius Junior et Gianluca Prestianni, marquée par des accusations de propos racistes proférés par le joueur du Benfica. Si l’UEFA a déjà pris une première mesure disciplinaire, les commentaires d’après-match ont déplacé le curseur sur le comportement du Brésilien, une rhétorique que son coéquipier Thibaut Courtois refuse catégoriquement d’accepter.
L’incident initial a pris une nouvelle tournure lorsque José Mourinho, l’entraîneur de Benfica et ancien coach du Real, a publiquement critiqué la manière dont Vinicius a célébré son but, suggérant que cette attitude avait contribué à l’escalade. Une prise de position qui a fait réagir le portier belge du Real Madrid. Interrogé par nos confrères de Hayters, Thibaut Courtois a tenu à remettre les faits dans leur ordre de gravité, refusant que la célébration d’un but puisse servir de paratonnerre à des actes discriminatoires.
« Mourinho est Mourinho et, en tant qu’entraîneur, vous défendrez toujours votre club », a d’abord concédé le gardien, reconnaissant la logique partisane du technicien portugais. Mais il a immédiatement marqué sa désapprobation sur le fond de l’argumentaire : « Mais cela me dérange que la célébration de Vinicius soit utilisée contre lui. Vini n’a rien fait de mal. Il a célébré de la même manière que de nombreux rivaux l’ont fait contre nous. »
Pour le dernier rempart madrilène, il existe une frontière infranchissable entre le chambrage sportif et l’agression verbale. « C’est arrivé, et nous ne pouvons pas justifier un acte suspecté de racisme à cause d’une célébration. Je pense que nous devons être moins stupides en tant que société », a martelé Courtois, appelant à une prise de conscience collective qui dépasse le cadre des joueurs.
Le gardien belge a également élargi son propos à la gestion des tribunes, pointant du doigt la passivité de certains acteurs de la sécurité face aux comportements hostiles des supporters. « Il y a un agent de sécurité de Benfica qui est à deux mètres et il doit agir », a-t-il insisté, soulignant que les joueurs, concentrés sur le jeu, ne peuvent pas tout voir ni tout gérer eux-mêmes. Alors que Gianluca Prestianni a écopé d’une suspension provisoire d’un match en attendant les conclusions de l’enquête de l’UEFA, le message du vestiaire madrilène est clair : aucune provocation sur le terrain ne saurait légitimer une dérive raciste.
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