Le retour du Cameroun sur la scène continentale devait relancer les Lionnes Indomptables. À l’approche de la CAN féminine 2026, c’est pourtant un climat agité qui entoure la sélection dirigée par Valentine Nguele.
Le Cameroun n’avait pas disputé la précédente édition après son échec en qualifications. Cette fois, la sélection a profité du passage de 12 à 16 équipes décidé par la CAF pour retrouver la phase finale. Mais plusieurs médias camerounais évoquent des tensions autour des primes, du brassard de capitaine et de la nouvelle ligne fixée par le staff. Dans ce contexte, le stage de préparation a été marqué par les départs d’Ajara Nchout et de Falonne Meffometou, puis leur absence sur la liste confirmée ensuite, comme l’a détaillé Lattaquant.
Cette non-sélection pèse lourd dans l’histoire récente des Lionnes. Ajara Nchout, 33 ans, reste une figure majeure de l’attaque camerounaise. Passée par l’Atlético Madrid et l’Inter Milan, elle évolue actuellement en Arabie saoudite. Sur les réseaux sociaux, elle a expliqué avoir choisi de se retirer pour préserver l’unité du groupe, disant avoir vécu des situations qu’elle ne jugeait pas compatibles avec les valeurs de sa carrière. De son côté, Falonne Meffometou, 35 ans, a publié un message laissant entendre qu’elle s’estime mise à l’écart en raison de son âge, alors qu’elle vient de boucler une septième saison avec le FC Fleury.
Valentine Nguele, arrivée après le départ de Jean-Baptiste Bissek, doit donc bâtir son groupe sans deux cadres historiques. La sélectionneuse s’appuiera sur une nouvelle génération emmenée par Colette Ndzana, nommée capitaine à 25 ans. Le Cameroun conserve aussi l’expérience de Gabrielle Onguéné, 37 ans. Autour d’elle, Achta Toko du Real Madrid, Naomi Eto du Paris Saint-Germain, Nina Ngueuleu du Montpellier HSC et Monique Ngock figurent parmi les joueuses appelées à prendre plus de place pendant la compétition prévue du 26 juillet au 16 août.

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