« Les questions de sûreté et de sécurité sont des questions auxquelles nous devrons répondre. » La phrase de Patrice Motsepe résume l’un des principaux enjeux autour de la volonté du Mali, du Niger et du Burkina Faso de porter ensemble une candidature à l’organisation de la CAN 2032.
Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel ont affiché leur intention de coorganiser le tournoi, alors même que la CAF vient de lancer sa campagne d’attribution. Le président de l’instance africaine a salué cette démarche régionale, comme l’a relevé Sofoot, tout en rappelant que le choix du pays hôte reviendra au Comité exécutif de la CAF.
Dans le même temps, la dimension extra-sportive pèse déjà sur ce dossier, puisque Patrice Motsepe a expliqué en conférence de presse que la démocratie, la liberté d’expression et la tenue régulière d’élections restaient, selon ses mots, des éléments essentiels. Le dirigeant, dont les propos ont été relayés par la fédération nigérienne puis rapportés par RFI, a aussi indiqué qu’il se rendrait dans ces trois pays pour échanger sur l’aspect footballistique du projet.
Concrètement, cette candidature commune place le Mali, le Niger et le Burkina Faso devant un double défi. Il ne s’agit pas seulement de convaincre sur les infrastructures et sur la capacité d’accueil d’une compétition continentale, mais aussi de répondre aux interrogations liées au contexte sécuritaire d’une région confrontée à de graves crises.
Patrice Motsepe a néanmoins assuré que ce trio disposait des mêmes chances que les autres candidats. Le dossier reste donc ouvert à ce stade, même si la question de la sécurité apparaît déjà comme un point central dans l’évaluation à venir, selon les éléments publiés par RFI.

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