CAN féminine 2026 : Ajibade, Chawinga et Bethi parmi les joueuses à suivre

Entre des sélections ambitieuses et des parcours de club parfois contrastés, plusieurs internationales africaines abordent la CAN féminine 2026 avec un vrai poids sur les épaules. Le tournoi doit aussi mettre en lumière de nombreuses joueuses passées par les championnats français, très représentés parmi les équipes engagées.

Au total, 53 joueuses présentes dans la compétition évoluent ou ont évolué dans les championnats nationaux français, et 21 d’entre elles sortaient de la saison passée dans l’élite. Parmi les profils cités, la Marocaine Hajar Saïd, recrutée cet été par le Paris FC, s’avance vers sa première CAN. Âgée de 21 ans, elle revient en France après un premier passage à Bordeaux lors de la saison 2023-2024, puis deux saisons à l’AS Far Rabat, avec qui elle a notamment remporté la Ligue des champions africaine.

L’Algérie comptera aussi sur des joueuses au vécu très différent. Chloé N’Gazi, désormais à Fleury, dispute sa deuxième CAN après un exercice compliqué, entre sa mise à l’écart à l’OM, son départ puis son passage à Montpellier, où elle a participé au maintien du club. Plus jeune, Mélissa Bethi arrive avec une autre dynamique : son transfert vers Washington Spirit a été annoncé jeudi et, comme l’a indiqué Le FC Nantes, le club n’a pas refusé une offre de 100 000 euros pour la milieu de 20 ans. Nommée parmi les trois révélations de l’année en Première Ligue, elle figurait aussi dans l’équipe type de la saison.

Le Nigeria et le Malawi s’appuieront, eux, sur des têtes d’affiche bien identifiées. La Nigériane Rasheedat Ajibade, aujourd’hui au PSG, se présente avec un statut fort après avoir été désignée meilleure joueuse de la précédente édition. Sa première saison parisienne s’est soldée par 3 buts et 3 passes décisives en 26 matches toutes compétitions confondues. En face, Tabitha Chawinga a terminé meilleure buteuse d’OL Lyonnes en Championnat avec 11 réalisations. Le Malawi n’était pas qualifié lors de la dernière CAN, mais la présence de Tabitha, et potentiellement de sa soeur Temwa, nourrit l’espoir de bousculer un groupe où figurent aussi le Nigeria, la Zambie et l’Égypte.

Pour ces joueuses, l’enjeu dépasse le simple repère individuel. Hajar Saïd découvre la sélection A marocaine depuis octobre dernier. N’Gazi doit apporter son expérience à l’Algérie sous les ordres de Farid Benstiti. Bethi est attendue comme une relayeuse capable d’influencer le jeu, tandis qu’Ajibade vise avec le Nigeria un nouveau titre continental, ce qui représenterait une onzième couronne.

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