Cap-Vert au Mondial 2026 : l’entrée des Requins bleus racontée comme une réussite du pays

« Aujourd’hui, ce petit archipel de dix îles, sans pétrole, sans diamants ni or, est le pays le plus libre d’Afrique. » À l’heure de ses premiers pas en Coupe du monde, le Cap-Vert voit sa sélection nationale mise au centre d’un récit qui dépasse le seul terrain.

Les Requins bleus, surnom de l’équipe cap-verdienne, doivent entrer en scène contre l’Espagne ce 15 juin. En une, le magazine portugais met en avant un pays qu’il décrit comme capable de rayonner dans plusieurs domaines, du sport à la culture, en passant par l’éducation et la gastronomie. En couverture figurent notamment le footballeur Ianique Stopira, le chanteur Tito Paris, l’actrice Cleo Diára, la pédagogue Ana Josefa Cardoso et la sommelière Evelina Borges.

À l’intérieur du magazine, la trajectoire nationale est résumée par une formule marquante : une nation née au milieu de l’Atlantique, façonnée par la navigation et par une population habituée à faire beaucoup avec peu. Dans ce portrait, relayé par Courrier international, Visão souligne qu’après l’instauration de la démocratie en 1991, la richesse par habitant a été multipliée par cinq. Le même hebdomadaire cite aussi une hausse de 433 % du PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat depuis le début des années 1990. La parité de pouvoir d’achat est un indicateur qui compare le niveau de vie en tenant compte du coût réel des biens et services.

Concrètement, cette lecture replace la qualification cap-verdienne dans un cadre plus large que la performance sportive. La présence du pays au Mondial est présentée comme un prolongement d’une transformation économique et institutionnelle, avec des élections qui se succèdent et des alternances politiques décrites comme régulières malgré les défis.

Concrètement aussi, l’entrée du Cap-Vert dans cette Coupe du monde offre une exposition rare à une sélection africaine issue d’un petit archipel. Le magazine portugais évoque ainsi une « Odyssée créole », expression employée pour raconter un pays souvent associé à Cesária Évora et désormais observé bien au-delà de ses dix îles, au moment où les Requins bleus s’apprêtent à découvrir la scène mondiale.

0 Commentaires

Soyez le premier à commenter cet article.