Avant d’entrer dans le football à plein temps, Roberto Lopes travaillait dans une banque en Irlande tout en jouant à temps partiel avec Bohemians. Dix ans plus tard, le défenseur de 33 ans, né à Dublin et toujours joueur de Shamrock Rovers, se prépare à vivre une autre dimension avec la sélection du Cap-Vert.
Son parcours a basculé en 2017, lorsque Shamrock Rovers lui a offert la possibilité d’abandonner son emploi de bureau pour se consacrer entièrement au football. Deux ans plus tard, ses débuts avec les Requins bleus ont suivi une prise de contact inhabituelle : Rui Aguas, alors sélectionneur du Cap-Vert, l’avait approché sur LinkedIn après avoir découvert que son père, Carlos, était capverdien. Lopes a raconté qu’il avait d’abord ignoré le message, pensant à un contenu indésirable, avant de le traduire plus tard et d’accepter immédiatement la proposition.
Le défenseur, surnommé « Pico », est depuis devenu un titulaire régulier du Cap-Vert. Comme le rapporte BBC Football, ses premières apparitions avec la sélection remontent à 2019, et il devrait débuter face à l’Espagne dans le groupe H. Lopes explique que jouer une Coupe du monde représente le plus haut niveau possible pour lui, tout en soulignant sa fierté de représenter sa famille sur la scène internationale.
Cette qualification marque aussi une étape majeure pour le football capverdien. Le pays, qui compte environ 525.000 habitants selon la source, n’a rejoint la FIFA qu’en 1986 et s’est qualifié quatre fois pour la Coupe d’Afrique des nations. Ancien international capverdien, Anselmo « Jair » Ribeiro a rappelé que la sélection évoluait autrefois très loin dans la hiérarchie mondiale et que les joueurs devaient même financer leurs billets d’avion pour venir défendre les couleurs nationales. Aujourd’hui, le Cap-Vert s’apprête à disputer sa première Coupe du monde, où il doit également affronter l’Arabie saoudite et l’Uruguay.

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