« C’est horrible » : Ruud Gullit dézingue le spectacle d’Arsenal-Chelsea et désigne le seul joueur qui sauve le football actuel

C’est un cri du cœur autant qu’un coup de gueule. Ruud Gullit, figure emblématique du football néerlandais et Ballon d’Or 1987, ne cache plus son exaspération face à l’évolution du jeu moderne. Après avoir assisté à la victoire d’Arsenal contre Chelsea (2-1) ce dimanche en Premier League, l’ancien milieu de terrain de l’AC Milan a livré une analyse vitriolique sur l’état actuel du football, allant jusqu’à remettre en question son intérêt pour le sport qui l’a rendu célèbre.

Selon des propos relayés par notre source Complete Sports, le consultant pour Ziggo Sport n’a pas mâché ses mots sur le plateau de l’émission Rondo. Loin de saluer la performance tactique des Gunners ou l’intensité du derby londonien, Gullit a décrit la rencontre comme une « ordure absolue ». Ce qui choque le Néerlandais, ce n’est pas le score, mais l’approche des acteurs sur le terrain. « J’ai décidé d’arrêter de regarder le football. Je ne prends plus de plaisir », a-t-il lâché, pointant du doigt une gestion des temps de jeu qu’il juge insupportable.

**La dictature de la prudence et des coups de pied arrêtés**

L’ancien capitaine des Pays-Bas cible des comportements précis qui, selon lui, hachent le rythme et tuent la créativité. Il dénonce des joueurs qui ne cherchent plus à construire ou à percer les lignes, mais qui jouent la montre ou la sécurité. « Je vois des joueurs essayer d’obtenir des corners, essayer d’obtenir des touches. Je vois des ramasseurs de balles prêts à donner des serviettes aux joueurs », s’est-il agacé. Pour Gullit, cette obsession pour les phases arrêtées et la conservation stérile transforme le football en un spectacle « absolument horrible ».

Au-delà de ce match spécifique, c’est l’uniformisation tactique qui inquiète l’homme aux deux Coupes d’Europe des clubs champions. Il regrette la disparition du risque individuel au profit d’un jeu de passes incessant et sans saveur. « Tout le monde exécute des tâches sur le terrain. Où sont les joueurs qui dribblent ? Où sont les joueurs avec du caractère ? Pourquoi tout le monde fait des passes ?! Des passes ! Des passes ! Des passes ! », a-t-il martelé.

**Une unique exception dans le paysage mondial**

Dans ce tableau sombre brossé par l’ancien entraîneur de Chelsea, un seul nom émerge pour sauver l’honneur du football offensif. Ruud Gullit a tenu à isoler un talent brut qui correspond encore à sa vision du jeu : Lamine Yamal. Pour le Néerlandais, le jeune prodige du FC Barcelone est aujourd’hui le seul à oser provoquer les défenseurs en un contre un avec constance et courage, incarnant cette liberté créative que Gullit estime en voie de disparition.

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