L’instance dirigeante de la lutte sénégalaise veille au respect strict de son règlement, tant sur le plan sportif que comportemental. Récemment, la Fédération sénégalaise de lutte (FSL) a dû se pencher sur le cas d’un combattant dont la tenue a enfreint les directives lors de sa dernière sortie dans l’arène.
C’est le lutteur Doudou Sané qui a fait l’objet de cette convocation. Selon les éléments mis en avant par Lutte TV, la FSL a interpellé l’athlète concernant la présence de versets du Coran inscrits directement sur son « nguimb ». Cette pratique, formellement interdite, avait rapidement déclenché une vague de réactions sur les réseaux sociaux.
Lors de son audition, dont les propos ont été initialement recueillis par le quotidien sportif Record, Doudou Sané a justifié cet acte par une méconnaissance totale de la nature des inscriptions. « La FSL m’a demandé si je savais que c’était du Coran. J’ai répondu que non. Je ne savais pas que c’était des versets », a-t-il déclaré. Le combattant a détaillé son explication devant les instances : « Il faut préciser que je n’ai pas appris le Coran. Ainsi, je pensais que c’était des écrits ayant pour but de me protéger, tout simplement. »
L’échange avec la Fédération a également mis en lumière une lacune concernant la maîtrise du règlement de l’arène. Si le lutteur a confirmé savoir que l’affichage de photos de marabouts était strictement proscrit lors des combats, il a admis qu’il ignorait que cette interdiction englobait les textes sacrés. Il précise qu’il percevait ces ajouts « tout juste dans le cadre mystique ».
Face à l’indignation suscitée, Doudou Sané a tenu à écarter toute volonté de provocation ou d’offense. « En tant que musulman, je ne ternirai jamais consciemment l’image de la religion », a-t-il assuré. Le lutteur a clôturé cette séquence en adressant un message à la communauté religieuse et à ses supporters pour acter sa prise de conscience : « Désormais, je ne le referai plus. »
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