Côte d’Ivoire : entre ambition en Coupe du monde 2026 et doutes autour de sa défense

La Côte d’Ivoire peut-elle franchir un cap à la Coupe du monde 2026 alors que son effectif affiche à la fois de la profondeur et plusieurs zones d’incertitude ? De retour dans le tournoi mondial douze ans après sa dernière participation, la sélection dirigée par Emerse Faé se présente avec un groupe E composé de l’Allemagne, de l’Équateur et de Curaçao.

Le programme annoncé prévoit une entrée face à l’Équateur le 14 juin 2026 à Philadelphie, avant un duel contre l’Allemagne le 20 juin à Toronto puis une dernière rencontre contre Curaçao le 25 juin à Philadelphie. En amont, un match de préparation contre la France est mentionné pour le 4 juin à Nantes, tandis qu’un doute entoure la deuxième sortie après l’annulation du rendez-vous initialement prévu contre l’Irak. Plus loin dans son point complet, Afrik-foot souligne aussi que Clément Akpa a déclaré forfait et que Christopher Operi a été appelé pour le remplacer.

La sélection ivoirienne s’appuie sur une ossature identifiée. En défense, Odilon Kossounou, Ousmane Diomandé et Emmanuel Agbadou sont cités parmi les options, même si Kossounou et Evan Ndicka reviennent de pépins aux ischio-jambiers. Au milieu, Jean-Michaël Seri, Ibrahim Sangaré, Seko Fofana et le capitaine Franck Kessié forment le noyau d’expérience. Devant, Amad Diallo, Yan Diomandé, Elye Wahi et Ange-Yoann Bonny font partie des joueurs mis en avant, avec le retour de Nicolas Pépé pour ce rendez-vous mondial.

Ce tableau fait apparaître un contraste net. La Côte d’Ivoire avance avec un effectif présenté comme dense, mais elle aborde aussi la compétition avec des questions dans l’axe défensif. Cela pèse forcément dans un groupe où le premier match contre l’Équateur est déjà présenté comme central dans la lutte pour la qualification. Le système décrit est un 4-3-3, parfois ajusté en 4-2-3-1, avec un bloc resserré au milieu et des transitions rapides vers les ailes, notamment pour lancer Amad Diallo et Yan Diomandé.

L’autre enseignement concerne les choix forts opérés dans la liste. Sébastien Haller, malgré son statut de héros de la CAN 2023, n’est évoqué que parmi les réservistes après une saison à 1 but et 4 passes décisives en 31 matches avec Utrecht. Martial Godo, Jérémie Boga et Ismaël Doukouré ne figurent pas non plus parmi les retenus, alors qu’Oumar Diakité fait son retour. Dans cette configuration, la Côte d’Ivoire vise d’abord un passage en phase à élimination directe, avec l’idée qu’une qualification peut aussi passer par une place parmi les meilleurs troisièmes.

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