Coupable de la faute fatidique, El Hadji Malick Diouf dévoile la promesse tenue par Édouard Mendy quelques secondes avant l’arrêt décisif

Le 18 janvier dernier, l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations s’est écrite sur la pelouse du stade Moulay Abdellah de Rabat. Si le sacre du Sénégal face au Maroc reste le fait majeur, le scénario de la rencontre a reposé sur un point de bascule précis : un penalty concédé, une tension extrême, et un duel psychologique. Revenant sur cette séquence pour Canal+, le latéral El Hadji Malick Diouf a levé le voile sur l’intervention verbale déterminante de son gardien juste avant l’exécution de la sentence.

La pression était à son comble. Alors que le titre continental se jouait, une faute sur l’attaquant marocain Brahim Diaz offrait aux Lions de l’Atlas une balle de match potentielle depuis le point de penalty. Pour El Hadji Malick Diouf, impliqué dans l’action, l’instant était critique. Le joueur de West Ham reconnaît sans détour son état de détresse psychologique à cet instant précis : « Je n’étais pas lucide, je pensais à tout le peuple sénégalais, à ma famille. C’était compliqué. »

C’est dans ce contexte de flottement que le portier sénégalais a pris ses responsabilités, non seulement techniques mais aussi mentales. Selon les propos rapportés par Wiw Sport, Édouard Mendy s’est approché de son défenseur pour lui délivrer un message d’une assurance absolue. « Édou m’a dit : Malick, lève la tête, je vais arrêter le penalty », raconte le latéral. Une promesse qui dépassait la simple tentative de réconfort : « À ce moment-là, je me suis dit qu’il allait juste me rassurer… mais lui m’a vraiment rassuré. »

La suite est connue : le gardien a tenu parole, détournant la tentative adverse. Mais plus que l’arrêt technique, c’est la réaction collective qui a marqué Diouf. Loin de l’euphorie désordonnée, le groupe a immédiatement basculé dans la certitude de la victoire. « Quand il a arrêté, nous n’avons même pas cherché à aller vers le gardien pour jubiler. C’était le moment de gagner », analyse le défenseur. « On savait qu’on allait remporter le match après ce penalty. Pour eux, c’était le moment du doute, pour nous, c’était le moment de marquer. »

Concernant l’action litigieuse elle-même, Diouf admet avoir douté de l’intervention de l’arbitrage vidéo, mais préfère retenir l’issue heureuse offerte par son dernier rempart. Une performance qui place, selon lui, l’ancien Rennais au sommet de la hiérarchie continentale : « Je remercie Édou. Je n’ai pas les mots. Pour moi, c’est le meilleur gardien de l’histoire en Afrique. Ici, il n’y a pas débat. »

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