Coupe du monde : de Roger Milla à Aboubakar, ces célébrations africaines restées cultes

Avant les grandes séquences du Mondial, plusieurs images africaines sont restées associées à des buts devenus célèbres. Ces scènes ont traversé les éditions et concernent aussi bien le Cameroun que le Sénégal, l’Afrique du Sud, le Ghana, le Nigeria ou encore le Togo.

La première référence reste Roger Milla. En 1990, l’attaquant camerounais avait marqué contre la Roumanie puis la Colombie, et sa danse près du poteau de corner est devenue l’une des images les plus connues de la Coupe du monde. Douze ans plus tard, le Sénégal avait frappé fort lors du match d’ouverture du Mondial 2002 face à la France. Après le but décisif de Pape Bouba Diop, les joueurs sénégalais s’étaient regroupés autour d’un maillot posé au sol.

Au fil du temps, d’autres séquences se sont ajoutées à cette mémoire, comme l’a rappelé Lattaquant en revenant sur le but de Siphiwe Tshabalala face au Mexique en 2010, suivi d’une chorégraphie collective baptisée « Diski Dance ». Le Ghana a aussi marqué les esprits avec Asamoah Gyan, notamment lors de ses danses après ses buts en 2010 puis en 2014. Côté nigérian, Rashidi Yekini reste lié à sa célébration dans les filets après le premier but des Super Eagles en Coupe du monde, contre la Bulgarie en 1994.

Le même rappel cite aussi Ahmed Musa, auteur d’un geste imitant le vol d’un aigle après son doublé contre l’Islande, ainsi que Victor Moses et son salto contre l’Argentine en 2018. Pour le Togo, la première participation de 2006 demeure associée à la joie partagée entre Coubadja Kader et Emmanuel Adebayor après l’ouverture du score contre la Corée du Sud.

Plus près de nous, le Cameroun a encore ajouté une image forte en 2022. Vincent Aboubakar, capitaine des Lions Indomptables, a marqué le but de la victoire contre le Brésil dans les derniers instants. Déjà averti, il a retiré son maillot, reçu un second carton jaune puis serré la main de l’arbitre avant de quitter la pelouse.

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