Créateur du Pay Per View, il valide la fin de ce système économique et dévoile le tarif qui change la donne pour les amateurs

L’accord de diffusion récemment acté pour le Choc Royal ne fait pas seulement bouger les lignes éditoriales, il marque une rupture économique majeure pour la lutte sénégalaise. Figure incontournable de la captation audiovisuelle dans l’arène, celui qui avait pourtant introduit le modèle du paiement à la séance prend aujourd’hui le contrepied de son héritage pour saluer une évolution jugée inéluctable.

C’est un changement de paradigme validé par son propre initiateur. Ibrahima Faye, connu sous le nom de « Beuz », fondateur de Lutte TV, a réagi à la convention signée entre Albourakh Events et le groupe Canal+ pour la retransmission du combat entre Modou Lô et Sa Thiès. Une prise de parole symbolique, puisque l’homme d’affaires est historiquement celui qui a imposé le « Pay Per View » (PPV) dans les mœurs des amateurs de lutte, souvent contre vents et marées.

**Une transition attendue depuis deux décennies**

Selon les propos rapportés par Wiw Sport, le directeur de Lutte TV considère cette arrivée du diffuseur crypté comme l’aboutissement d’un processus de modernisation entamé il y a longtemps. Il évoque une ambition partagée par les grandes figures de la promotion, citant Gaston Mbengue et Luc Nicolaï qui avaient, selon lui, « rêvé » de ce moment. Pour Ibrahima Faye, la signature obtenue par Baye Ndiaye ne représente pas une concurrence à son ancien modèle, mais bien l’étape supérieure nécessaire à la survie et à l’expansion de la discipline.

Le géant audiovisuel et Albourakh Events actent le partenariat qui ouvre les portes de la lutte à un nombre défini de pays africains

L’entrepreneur reconnaît sans détour les limites techniques et financières qui ont parfois freiné l’adhésion populaire au streaming payant. « Certains avaient des problèmes de connexion ou de réseau. D’autres trouvaient les prix chers », admet-il. Cette nouvelle configuration via le bouquet satellitaire vient, d’après lui, résoudre l’équation de l’accessibilité technique qui pénalisait une partie du public.

**La fin officielle d’un modèle économique**

Le constat dressé est sans appel : l’ère du paiement à l’acte pour les grands combats semble révolue. Ibrahima Faye n’hésite pas à parler de la « fin du Pay Per View » au profit d’une accessibilité élargie. Il met en avant un argumentaire tarifaire précis pour justifier ce basculement, soulignant qu’avec un abonnement standard fixé à 5 500 FCFA, le spectateur accède désormais au contenu sans les barrières technologiques précédentes.

Cette transition, qualifiée de « nouvelle dimension » pour la lutte avec frappe, doit permettre de toucher des millions de téléspectateurs au-delà du cercle des initiés capables de maîtriser les plateformes de streaming. L’appel est désormais lancé aux amateurs pour valider ce nouveau modèle économique par une adhésion massive.

0 Commentaires

Soyez le premier à commenter cet article.