Dans l’optique de valider la qualification au Caire, Lebohang Maboe révèle la posture psychologique précise que le vestiaire doit adopter pour survivre à la pression égyptienne

C’est une finale avant l’heure qui se dessine sur les rives du canal de Suez. Samedi, à 18h00, les Kaizer Chiefs jouent leur survie continentale en terre égyptienne. Leaders de leur poule mais toujours sous la menace mathématique d’une élimination, les Amakhosi abordent ce déplacement avec une équation simple : ne pas perdre. Dans ce contexte électrique, où la pression du public local pèse souvent lourd sur les visiteurs, le milieu de terrain sud-africain a tenu un discours à contre-courant des craintes habituelles.

La situation comptable du groupe impose une vigilance absolue. Avec 10 points, les Chiefs devancent Zamalek (8 points) et Al Masry (7 points). Si ZESCO United est déjà hors course, la menace vient d’Al Masry qui reste en embuscade. Un match nul suffit au bonheur du club de Soweto pour valider son billet pour les quarts de finale. En revanche, une défaite combinée à un résultat favorable pour Al Masry pourrait précipiter une sortie de route prématurée dans cette Coupe de la Confédération de la CAF.

Selon des propos relayés par notre source Sportswire, Lebohang Maboe refuse de voir l’hostilité du stade comme un handicap. Au contraire, le milieu de terrain affirme que c’est précisément ce type d’adversité qui doit sublimer l’équipe. « Ce sont les types de matchs pour lesquels je suis venu jouer ici. Quand vous signez pour une grande équipe, vous voulez être dans des environnements hostiles où les chances sont contre vous », a-t-il déclaré via le site officiel du club.

Loin de redouter l’ambiance d’Ismailia, Maboe insiste sur la nécessité d’une bulle hermétique une fois le coup d’envoi donné. Pour lui, la clé de la qualification réside dans la capacité du groupe à ignorer les tribunes pour se concentrer uniquement sur l’exécution du plan de jeu. « Une fois que vous entrez sur le terrain, la foule n’a plus d’importance. Ce qui compte, c’est de se concentrer sur son travail et d’aider l’équipe à passer. Nous aurons besoin les uns des autres et devrons tirer dans la même direction », précise-t-il, mettant en avant la présence de « leaders forts » au sein de l’effectif.

Les précédents entre les deux formations suggèrent une rencontre serrée. Lors de la phase aller à Polokwane, Chiefs et Zamalek s’étaient neutralisés, partageant les points. Pour ce retour décisif, l’efficacité offensive sera le baromètre de la performance sud-africaine. Maboe note une progression dans la création d’occasions, un secteur où les Glamour Boys ont souvent péché par manque de réalisme. « Le plus important est que nous créons des occasions. Le mérite revient à nos joueurs offensifs pour se mettre dans ces positions. Bien sûr, ce serait mieux avec un taux de conversion plus élevé », analyse le joueur.

La récente victoire contre Al Masry, où les Chiefs ont trouvé le chemin des filets à deux reprises, sert de référence immédiate. Cette capacité à concrétiser les temps forts sera vitale samedi. Dans une rencontre où un seul but peut faire basculer le destin européen des deux clubs, la confiance affichée par Maboe et ses coéquipiers sera leur première arme face au défi cairote.


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