La défaite dans le derby contre Arsenal (1-2) ne se résume pas à une simple perte de points pour les Blues. Elle a mis en lumière une carence qui commence à peser très lourd sur le bilan comptable du club : l’incapacité chronique à terminer les rencontres à onze. Face à cette situation qui se répète dangereusement, le technicien Liam Rosenior a refusé de se cacher derrière l’arbitrage ou la fatalité pour livrer une analyse sans concession de l’état mental de son vestiaire.
L’exclusion de Pedro Neto, averti à deux reprises lors de ce choc londonien, porte désormais le total de cartons rouges reçus par Chelsea à neuf toutes compétitions confondues cette saison. En Premier League, le compteur affiche sept expulsions, un triste record qui place le club en tête du classement de l’indiscipline. Une statistique que Liam Rosenior juge désormais critique.
Selon nos sources chez Hayters, l’entraîneur a immédiatement pris ses responsabilités à l’issue de la rencontre. « Je pense qu’en tant que groupe, et moi en tant que leader, nous devons assumer davantage la responsabilité de certaines prises de décision en matière de discipline », a-t-il déclaré, qualifiant la manière dont son équipe encaisse les buts et les sanctions de « tout simplement inacceptable à ce niveau ».
**« Ce n’est pas une question d’amende »**
Plus inquiétant pour le staff technique, cette fébrilité semble s’installer alors que le début de mandat de Rosenior avait été marqué par une certaine sérénité, avec dix premiers matchs sans le moindre incident de ce type. La rechute est brutale : deux cartons rouges lors des deux dernières sorties, incluant celui de Wesley Fofana la semaine précédente.
Pour Rosenior, le problème ne se réglera pas par des sanctions financières. « Il ne s’agit pas de la punition, mais de trouver la raison », a expliqué le technicien relayé par Hayters. « Je ne pense pas que Pedro Neto aujourd’hui ou Wes Fofana la semaine dernière pensaient sur le moment : ‘si je prends un rouge, je vais avoir une amende’. C’est une question de concentration et de focus que nous devons corriger. »
L’entraîneur identifie désormais un mal plus insidieux qu’une simple agressivité mal placée. Il évoque « quelque chose de profond » (deep lying) qu’il est urgent d’élucider pour ne pas gâcher le potentiel de l’effectif. « Si nous allons au fond de ces deux choses principales, les coups de pied arrêtés et la discipline, nous pouvons être une très, très bonne équipe », a-t-il conclu.
0 Commentaires
Soyez le premier à commenter cet article.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.