Délocalisation de finales et couverture maladie universelle : le patron de Lutte TV dévoile son jeu pour la Ligue de Dakar

Le rendez-vous est fixé au 21 février prochain au stade Léopold Sédar Senghor. Alors que les élections pour le renouvellement du bureau de la Ligue de Dakar approchent, les stratégies s’affinent et les candidats sortent du bois. Au cœur de cette agitation électorale, une figure médiatique incontournable de l’arène vient d’officialiser ses ambitions, armée d’un programme qui promet de transformer structurellement la discipline.

C’est désormais acté. Ibrahima Faye, plus connu sous le nom de Beuz, brigue le poste stratégique de vice-président chargé de la lutte avec frappe. Le patron de Lutte TV a profité d’une sortie médiatique pour clarifier sa position : il s’aligne derrière la coalition Bira, soutenant ainsi la candidature de Doudou Diagne Diecko à la présidence. « Je suis candidat parce que je suis un acteur de la lutte, un passionné de la discipline », a-t-il justifié, rappelant le poids électoral de la région de Dakar qui concentre l’essentiel des écuries et des grands événements.

Le programme DSFILS comme boussole

Pour convaincre les 122 écuries appelées aux urnes, le dirigeant de média ne mise pas uniquement sur sa notoriété, mais sur un projet technique baptisé DSFILS (Dakar pour la sécurité, le financement et l’innovation de la lutte sénégalaise). Ce plan d’action repose sur un constat pragmatique concernant l’économie du sport.

Sur le volet sécuritaire, Beuz insiste sur la nécessaire implication des autorités étatiques en complément du travail de la Ligue et des promoteurs. Concernant le nerf de la guerre, le candidat assure avoir identifié les leviers nécessaires : « La lutte a besoin d’un financement. Et nous savons où nous allons trouver ce financement en question. » L’objectif affiché est de structurer les écuries pour qu’elles profitent à l’ensemble de l’écosystème, des lutteurs aux managers, en passant par la presse.

Vers une internationalisation des championnats régionaux

L’aspect le plus audacieux du programme réside sans doute dans le volet innovation. Notre rédaction note une volonté claire d’exporter le produit « lutte sénégalaise ». Ibrahima Faye envisage la création d’un championnat régional dont l’épilogue se jouerait hors des frontières. « Pourquoi pas délocaliser une finale de championnat régional à Paris, Québec ou aux États-Unis », a-t-il lancé, promettant de mettre ces chantiers en marche dès une éventuelle élection.

Au niveau local, des synergies avec d’autres sports sont à l’étude, notamment le Beach Soccer, les deux disciplines partageant souvent les mêmes espaces d’entraînement sur le littoral. Comme l’analysent régulièrement les experts sur Lutte TV, la modernisation des infrastructures et des formats de compétition reste une priorité pour la survie de la lutte avec frappe.

La couverture maladie, promesse sociale majeure

Enfin, le candidat souhaite transposer un modèle social qu’il applique déjà au sein de son entreprise. Faisant le constat que « beaucoup d’acteurs de la lutte n’ont pas assez de moyens pour se soigner », Beuz s’engage à instaurer une couverture maladie universelle pour les acteurs de la discipline.

Le système proposé s’inspire de celui en vigueur à Lutte TV, où employés et familles bénéficient d’une prise en charge quasi intégrale des frais médicaux. Ce filet de sécurité serait étendu aux lutteurs en activité, aux anciens gloires et aux différents encadrants, répondant ainsi à une précarité souvent décriée dans le milieu.

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