La crise s’installe durablement dans le nord de Londres. Battu 2-1 à Craven Cottage par Fulham, Tottenham enchaîne une dixième rencontre consécutive sans le moindre succès en Premier League. Une spirale négative qui place désormais le club face au spectre de la relégation, et qui a poussé Igor Tudor à une sortie médiatique particulièrement virulente, ciblant à la fois ses propres joueurs et l’attitude de l’adversaire.
L’entraîneur croate n’a pas cherché d’excuses concernant la prestation globale de son équipe. Interrogé par Hayters, il a dressé un constat sans appel sur les carences actuelles de son effectif. « Vous avez besoin de joueurs de qualité pour marquer, sinon vous ne pouvez pas défendre tout le temps », a-t-il analysé, avant de pointer un déficit d’engagement physique flagrant. « Quand vous êtes dans une mauvaise passe, vous avez la qualité technique, mais il vous manque la défense, les courses et les duels gagnés. »
Le technicien a souligné l’incapacité de ses hommes à rivaliser dans l’intensité face aux coéquipiers d’Alex Iwobi et Calvin Bassey. « J’ai la sensation que les joueurs de Fulham arrivent toujours avant ceux des Spurs. Ils anticipent la trajectoire du ballon et nous sommes toujours en retard sur tout », a déploré Tudor, réclamant « plus de tout » de la part de son groupe pour espérer inverser la tendance.
Une accusation directe envers Raul Jimenez
Au-delà de l’autocritique, la colère d’Igor Tudor s’est cristallisée sur l’ouverture du score de Fulham. L’entraîneur estime que le but aurait dû être invalidé pour une faute de Raul Jimenez sur le défenseur Radu Dragusin. Selon lui, l’attaquant mexicain a poussé son vis-à-vis dans le dos, une action qu’il compare à une faute similaire de Randal Kolo Muani sur Gabriel Magalhaes lors du derby de la semaine précédente.
Tudor n’a pas mâché ses mots au micro de Hayters : « Il [Jimenez] réfléchissait à comment tricher. Donc, il a triché en poussant le joueur et ensuite ils ont marqué. C’est de la triche. » Pour le coach des Spurs, l’évidence de la faute est indiscutable. « 99 personnes sur 100 diront qu’il y a faute, je crois, parce que c’est tellement évident. »
Le silence face à l’arbitre
Malgré sa frustration, Igor Tudor a révélé ne pas avoir approché le corps arbitral au coup de sifflet final, invoquant une raison purement émotionnelle. « J’étais trop nerveux pour parler avec lui », a-t-il confié. « Parfois, ils ne comprennent pas assez, même s’il s’agit juste d’un petit contact. Si cela vous donne un avantage pour marquer, vous devez l’annuler. Quand il pousse avec ses mains sans regarder le ballon, c’est une faute. »
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