Engagé sur tous les fronts et leader de Premier League, Arsenal réalise une saison pleine qui tranche avec la déception de l’exercice précédent. Alors que les Gunners entrent dans la phase critique de leur calendrier, Declan Rice, pièce maîtresse du dispositif de Mikel Arteta, a mis des mots sur l’évolution interne qui permet au club londonien d’afficher une telle sérénité, loin de la fragilité supposée de l’an passé.
Élu joueur de l’année aux London Football Awards pour la troisième fois de sa carrière, le milieu de terrain anglais incarne la robustesse actuelle d’Arsenal. Avec 40 matchs disputés toutes compétitions confondues cette saison, l’ancien capitaine de West Ham est le témoin privilégié d’un vestiaire qui a su tirer les leçons de son échec. La saison dernière, le club avait terminé à la deuxième place, accusant un retard final de dix points sur Liverpool et terminant l’année sans le moindre trophée majeur.
Pour expliquer ce changement de dimension, Declan Rice pointe d’abord une réalité physiologique incontournable. « Les blessures », a-t-il tranché au micro de Hayters. « L’année dernière, les blessures nous ont tués. Je sais que beaucoup d’équipes ont le même problème cette année, donc je ne peux pas me plaindre, mais nous avions perdu beaucoup de joueurs clés l’an passé. »
**Une moyenne d’âge et une ambiance transformées**
Au-delà de la disponibilité de l’effectif, c’est l’atmosphère au centre d’entraînement qui semble avoir radicalement changé la donne. Selon les propos rapportés par notre source, le milieu de terrain décrit un groupe où la pression glisse différemment sur les épaules des joueurs. « Nous avons une équipe incroyable cette année. Des joueurs sur lesquels vous pouvez compter à chaque poste. Il y a aussi un calme. Vous arrivez tous les jours, vous voyez les gars. Ce n’est pas tout le temps sérieux. C’est calme, c’est détendu. »
Cette « zenitude » affichée par le leader du championnat serait directement liée à la sociologie du vestiaire. Rice insiste sur l’homogénéité du groupe : « C’est comme une famille. Tout le monde a une vingtaine d’années, personne n’a vraiment plus de 30 ans. Tout le monde est sur la même longueur d’onde. »
Toujours en lice en quarts de finale de la FA Cup, en finale de l’EFL Cup et sorti premier de sa poule en Ligue des Champions, Arsenal aborde le « business end » — la fin de saison où tout se joue — avec des certitudes que le club n’avait pas il y a douze mois. « Chaque saison, j’essaie de trouver des moyens de m’améliorer, d’évoluer », conclut le lauréat, qui voit dans cette gestion humaine et physique la clé pour éviter un nouvel effondrement.
0 Commentaires
Soyez le premier à commenter cet article.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.