Le Nigeria présente une particularité statistique notable sur la scène continentale : son équipe nationale féminine affiche un palmarès nettement supérieur à celui de son homologue masculine. Une différence de trophées qui trouve son explication dans l’évolution historique des compétitions, selon l’analyse d’un ancien membre de la sélection.
Les chiffres illustrent une domination asymétrique. D’un côté, les Super Falcons comptabilisent dix Coupes d’Afrique des Nations féminines (WAFCON), une présence ininterrompue en Coupe du Monde depuis sa création en 1991, et des quarts de finale atteints au Mondial 1999 ainsi qu’aux Jeux Olympiques. De l’autre, les Super Eagles totalisent trois Coupes d’Afrique des Nations (CAN) et six participations à la Coupe du Monde masculine.
Invité du podcast The PlayZone, dont les propos ont été relayés par Complete Sports, l’ancien international nigérian Friday Ekpo s’est penché sur ce contraste. Pour lui, la comparaison directe se heurte à la réalité structurelle des deux disciplines. « Les Super Falcons ont plus de succès que les Super Eagles parce que nous sommes très nombreux dans le football masculin, nous nous battons pour chaque coupe mais nous ne pouvons pas toutes les obtenir », a-t-il détaillé. Il souligne également que le football masculin africain se densifie d’année en année.
L’avantage initial des Nigérianes repose sur une structuration précoce par rapport au reste du continent. Friday Ekpo rappelle qu’à l’époque des premiers sacres, peu de pays africains disposaient d’équipes féminines aussi exposées. « Nous avons commencé plus tôt que la plupart d’entre eux. Au moment où ils ont commencé à émerger, nous avions déjà cinq ou six championnats en poche », précise l’ancien joueur.
Cette avance historique fait aujourd’hui face à une nouvelle concurrence. L’ancien international relève la progression d’autres nations qui ont récemment structuré leur football féminin. Il cite explicitement les sélections de la Zambie, de l’Afrique du Sud et du Maroc, qui ont considérablement élevé leur niveau de jeu pour venir bousculer la hiérarchie établie par les Nigérianes.
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