La gestion des récompenses promises aux champions d’Afrique 2025 continue d’alimenter les conversations au Sénégal. Alors que l’attente autour des dotations en terrains suscite des incompréhensions depuis le sacre continental, le chef du gouvernement a tenu à clarifier la position de l’État. Ousmane Sonko a détaillé les contraintes techniques qui pèsent sur ce dossier, écartant toute mauvaise volonté politique au profit d’une réalité géographique incontournable.
Selon les éléments rapportés par notre confrère Wiw Sport, la question des gratifications a été abordée au sommet de l’État dès le coup de sifflet final de la compétition. Le Premier ministre indique avoir reçu instruction du Président de la République d’ouvrir le chantier des récompenses immédiatement après la victoire. Une réunion de travail s’est tenue au Petit Palais, mobilisant le ministre des Finances, le directeur des Domaines et divers conseillers pour définir les contours des primes, notamment sur le volet foncier.
Si l’intention initiale de l’exécutif était de marquer le coup, la mise en œuvre se heurte à une saturation physique de l’espace urbain. Ousmane Sonko a été catégorique sur la situation de la métropole : « Dakar n’a plus d’assiette foncière ». Cette déclaration met en lumière l’incapacité matérielle de l’État à attribuer des terrains dans la capitale, une zone où la pression foncière est maximale.
Le Premier ministre a rappelé que cette difficulté n’est pas nouvelle et ne vise pas spécifiquement la sélection nationale. Il a évoqué les précédents du premier sacre continental, où plusieurs joueurs avaient déjà rencontré des obstacles pour entrer en possession de leurs biens. Pour le chef du gouvernement, la gestion du foncier constitue un enjeu de stabilité nationale, nécessitant une prudence particulière pour éviter de créer des tensions sociales ou des précédents ingérables.
L’exécutif insiste sur le fait que les décisions actuelles découlent d’un héritage complexe en matière de gestion domaniale. La temporisation observée sur l’attribution des terrains répond donc, selon les explications officielles, à une nécessité de trouver des solutions viables dans un contexte de pénurie avérée d’espaces disponibles.
0 Commentaires
Soyez le premier à commenter cet article.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.