Éloigné des bancs de touche depuis la 18e journée du championnat de Ligue 1, Sassy Ndao sort de sa réserve. L’ancien technicien de la Sonacos, équipe actuellement 15e au classement avec 17 points, a choisi de clarifier les circonstances exactes de sa séparation avec le club diourbellois, tout en exposant les réalités internes qui ont entravé sa mission.
Lors d’un entretien accordé à la source DS Sports, l’entraîneur tient d’abord à rectifier la chronologie des événements concernant la fin de son mandat. Sassy Ndao affirme n’avoir jamais été limogé par la direction. La décision de mettre un terme à sa collaboration a été actée d’un commun accord avec le président Oumar Samb et le directeur technique, à la suite de la défaite (2-0) concédée face au Stade de Mbour. Soumis à une forte pression et confronté à une série de douze matchs sans victoire, le technicien explique avoir préféré se retirer, constatant un décalage grandissant et une incapacité à faire appliquer son projet de jeu.
Cette fracture avec l’effectif s’explique par des contraintes structurelles identifiées par le coach. Il souligne un déficit notable d’expérience au sein de son groupe, composé majoritairement de joueurs issus du championnat National ou du mouvement Navétane. Cette situation est la conséquence directe des limitations financières de la Sonacos. Avec un budget global estimé entre 60 et 100 millions FCFA, la direction ne pouvait offrir que des rémunérations mensuelles comprises entre 100 000 et 200 000 FCFA. Ce plafond salarial a provoqué le départ des éléments les plus performants vers des formations concurrentes telles que l’US Gorée, le Jaraaf ou Teungueth FC.
Malgré cette conclusion abrupte, Sassy Ndao précise ne nourrir aucun ressentiment envers une institution au sein de laquelle il évolue depuis l’année 2000. Il indique avoir récemment décliné une opportunité de rejoindre le staff de Teungueth FC, privilégiant sa stabilité familiale à Diourbel. Désormais libre de tout engagement, l’entraîneur consacre cette période à sa récupération physique et mentale, tout en se déclarant ouvert à l’étude de nouvelles propositions pour reprendre du service.
« L’expérience est importante. Car, c’est l’expérience qui fait la différence. Si vous prenez l’ensemble des joueurs du championnat, ils ont, à peu près, le même niveau technique. Donc, l’expérience est capitale ».

« La Sonacos est un bon vivier pour l’US Gorée, le Jaraaf et Teungueth FC. Les meilleurs joueurs de la Sonacos sont partis dans ces équipes ».
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