Durban City touche au rêve continental, mais cette exigence stricte de la CAF complique l’avenir de son entraîneur

Promu cette saison dans l’élite sud-africaine, Durban City réalise un parcours exceptionnel sous les ordres de son staff technique. Alors que le club s’apprête à disputer une finale décisive, une contrainte administrative vient percuter les ambitions sportives du technicien en place.

Propulsé à la tête de l’équipe première en février dernier après le départ de Sinethemba Badela, Pitso Dladla a déjoué les pronostics. L’entraîneur intérimaire a hissé Durban City jusqu’en finale de la Nedbank Cup, prévue le 2 mai contre TS Galaxy au stade Peter Mokaba. En parallèle, la formation promue occupe la sixième place de la Betway Premiership, avec 35 points récoltés en 22 rencontres.

Un sacre en coupe nationale, ou une troisième place en championnat, ouvrirait directement les portes de la Coupe de la Confédération de la CAF la saison prochaine. C’est précisément à ce stade que la situation se crispe. Selon les informations relayées par Sportswire, Pitso Dladla ne possède pas la licence A de la CAF, un diplôme obligatoire pour diriger une équipe lors des compétitions interclubs continentales.

S’il a publiquement exprimé sa volonté d’obtenir cette certification, son absence actuelle de qualification l’empêcherait de s’asseoir sur le banc en Afrique. Face à ce dilemme, le président du club, Farook Kadodia, temporise. « Nous verrons d’abord à quelle place nous terminons », a-t-il déclaré, précisant que la direction évaluera les critères requis uniquement si la qualification est acquise.

Le dirigeant refuse de précipiter les décisions malgré les excellents résultats de son technicien et de ses adjoints, Achraf Hendricks et l’entraîneur des gardiens Rowan Fernandez. « Je ne veux pas susciter de fausses attentes. Je veux la meilleure personne pour ce poste », a souligné Farook Kadodia, rappelant que les précédents changements d’entraîneurs, dont le limogeage de Gavin Hunt en décembre, n’étaient pas liés à une lutte pour le maintien.

Notre rédaction retient que le président a accordé sa confiance à l’équipe actuelle pour faire ses preuves, tout en maintenant le cap sur les normes continentales. La nomination de l’entraîneur principal pour la saison à venir sera tranchée à l’issue d’un audit complet en fin d’exercice.


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