Vainqueur convaincant lors de son quart de finale aller de Ligue des Champions CAF, Mamelodi Sundowns aborde le match retour avec sérénité. Pourtant, l’entraîneur Miguel Cardoso a profité de cette exposition continentale pour soulever un contraste saisissant avec la gestion quotidienne du championnat local.
D’après les informations relayées par l’agence Sportswire, le technicien portugais s’est exprimé à l’issue de la victoire (3-0) de son équipe face au Stade Malien, vendredi au stade Loftus Versfeld. Lors de cette rencontre, l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), déployée pour la phase à élimination directe de la compétition, a permis de valider un but d’Iqraam Rayners sur une passe de Nuno Santos, initialement refusé pour hors-jeu.
Une intervention saluée par l’ancien coach de l’Espérance de Tunis. « La VAR aujourd’hui était un outil fantastique. La situation était claire, et nous avons compris qu’il y avait des décisions qui devaient être corrigées », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’offrir de meilleures conditions aux officiels face à la vitesse du jeu moderne.
Ce satisfecit sur la scène continentale tranche avec son constat sur les infrastructures de la Premier Soccer League (PSL) sud-africaine. Miguel Cardoso pointe du doigt des lacunes administratives et logistiques récurrentes. Il a notamment révélé que lors du match de championnat remporté (2-0) contre Orbit College FC mardi, son équipe technique et ses remplaçants ne pouvaient pas tenir dans l’espace exigu alloué au banc de touche. Une situation similaire s’était produite lors d’un déplacement à Rustenburg, où les bancs étaient tout simplement absents.
Notre rédaction note que le point d’incompréhension majeur du technicien concerne l’équipement de base du jeu. Cardoso s’étonne de l’absence d’un ballon officiel unique pour l’ensemble du championnat sud-africain, chaque club étant libre d’utiliser celui de son choix lors de ses réceptions. Il souligne notamment le manque à gagner financier lié à l’absence de sponsoring sur cet élément central.
Arrivé en Afrique du Sud en décembre 2024, l’entraîneur se défend de toute condescendance, affirmant mener ce combat pour faire progresser les structures professionnelles du pays. « Si je peux contribuer ne serait-ce qu’un peu, le jour où je partirai, je serai très heureux car cela signifiera que j’ai laissé une trace », a-t-il conclu.


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