Enquête impliquant Demba Seck : la manipulation d’une preuve sur le téléphone du joueur vaut une condamnation pénale à un procureur italien.

La cour d’appel de Milan vient de clore un volet judiciaire singulier impliquant l’international sénégalais Demba Seck. Dans cette procédure, la décision principale ne concerne pas directement les actes du footballeur, mais le comportement d’un magistrat en charge du dossier lors de la phase d’instruction.

L’affaire trouve son origine au début de l’année 2023. Une jeune femme dépose une plainte à la suite d’une relation avec l’attaquant, qui évolue alors sous les couleurs du Torino. Elle exprime la crainte de voir des vidéos intimes diffusées sans son consentement. Cette démarche déclenche immédiatement l’ouverture d’une enquête pour suspicion de diffusion illicite d’images privées.

Dans le cadre de ces investigations, les autorités procèdent à l’examen du téléphone portable du joueur sénégalais. C’est lors de cette étape technique qu’une vidéo à caractère privé, stockée sur l’appareil, est supprimée par un procureur de Turin. Selon les éléments rapportés par la rédaction de Wiw Sport, la justice italienne a formellement qualifié cet acte, refusant de le considérer comme une simple irrégularité de procédure.

Les juges milanais ont estimé que la destruction de cette donnée a directement compromis le bon déroulement de l’enquête, en faisant disparaître une preuve potentiellement déterminante. Face à cette faute, la cour d’appel a confirmé la condamnation du magistrat à une peine de 1 an et 9 mois de prison avec sursis.

Cette sanction pénale est assortie de mesures complémentaires. Le procureur fait l’objet d’une interdiction temporaire d’exercer des fonctions publiques et a l’obligation de verser des indemnisations financières à l’État italien ainsi qu’à la plaignante initiale.

Concernant Demba Seck, qui a depuis quitté l’Italie pour rejoindre le Partizan Belgrade en Serbie, l’issue judiciaire est différente. Le joueur n’a finalement fait l’objet d’aucune poursuite dans le cadre de ce dossier spécifique.

0 Commentaires

Soyez le premier à commenter cet article.